12 avril

12/04/2026

1940 - Deuxième déportation massive de la population polonaise vers le fin fond de l'URSS. D’après les données du NKVD, furent déportées environ 62 000 personnes. Selon la règle appliquée en URSS de responsabilité collective et le désir de débarrasser les nouvelles acquisitions territoriales des personnes ayant des raisons personnelles et familiales d’être hostiles envers les autorités soviétiques et en même temps jouer un rôle de faiseur d’opinion dans la société, il fut décidé d'expulser les familles des personnes précédemment victimes de répressions diverses (arrêtées par le NKVD, emprisonnées dans des camps de prisonniers de guerre, condamnées à séjourner dans des camps de travail) ou qui ont fui illégalement à l'étranger. Le 2 mars 1940, les décisions appropriées ont été prises par le Bureau politique du Comité central du Parti communiste de l’Union soviétique et le Conseil des commissaires du peuple de l'URSS. Le 10 avril 1940, le Conseil des commissaires du peuple de l'URSS a approuvé les instructions sur la procédure du déroulement de la déportation et a décidé de commencer la déportation dans la nuit du 12 au 13 avril. Les déportés seront déplacés au Kazakhstan, dans les régions d’Aktioubé, d’Akmolinsk, de Kostanaï, de Pavlodar, du Kazakhstan-septentrional (Petropavlovsk) et de Semipalatinsk. 36 729 déplacés seront envoyés travailler dans des kolkhozes et 17 923 dans des sovkhozes. Environ 8 000 seront installés dans des quartiers ouvriers de diverses entreprises industrielles et utilisés à la construction de lignes de chemin de fer. À côté des familles de personnes arrêtées pour participation réelle ou présumée dans des activités de la résistance polonaise, ont été déportés dans le fin fond de l'URSS les familles d'officiers polonais, les familles de fonctionnaires de police, de gardiens de prison et de gendarmes, les propriétaires fonciers, les propriétaires d'usines et les fonctionnaires polonais. Dans les steppes kazakhes, se sont en majorité (80 %) retrouvés des femmes, des enfants et des personnes âgées, venant de villes, pas prêts à travailler dur dans les fermes, à vivre dans des conditions primitives, dans un climat rigoureux. En plus des Polonais numériquement supérieurs, furent également déportés en avril des Juifs, des Ukrainiens et des Biélorusses, mais les données détaillées sur la composition ethnique de ce groupe ne sont à ce jour pas connues. ‹LS›