Éphéméride polonaise
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21 mai21/05/2026

1918 - Dans les environs de Minsk, sous la pression des Allemands, est dissous le 1er Corps polonais commandé par le général Józef Dowbor-Muśnicki. Corps le plus important, comptant à son apogée environ 29 000 officiers et soldats, le 1er Corps polonais avait été créé en juillet 1917 en Biélorussie. Il fut formé avec des soldats polonais venant de l'armée russe servant sur le front Ouest et sur le front Nord. Conformément aux directives, le Corps, une fois prêt à combattre, devait être dirigé vers le front contre les Allemands. Cependant, la situation sur le front et à l’intérieur de la Russie a entraîné un changement dans la mission qui avait été confiée au Corps. Le général Dowbor-Muśnicki a proclamé la neutralité dans les luttes internes de la Russie post-révolutionnaire. Cependant, quand le 1er Corps a été attaqué par les troupes de la Garde rouge au début de février 1918, il a engagé le combat, remportant quelques victoires dont la plus importante fut la prise de Bobrouïsk et son installation dans la forteresse. Suite au traité de Brest-Litovsk, la Russie bolchevique a abandonné aux Allemands Bobrouïsk prise par les Polonais. Dowbor-Muśnicki, n’ayant pas reçu le soutien du Conseil de Régence, sera contraint de déposer les armes. Après avoir rendu l'armement et l'équipement militaire, les autorités allemandes transporteront la plupart des soldats vers leur pays où ils seront renvoyés dans leurs foyers. Une petite partie des soldats, des officiers supérieurs pour la plupart, ne se résignera pas à la démobilisation et, après des pérégrinations plus ou moins longues à travers la Russie en révolution, ira renforcer les unités polonaises dans la région de Mourmansk, de la Volga et du fleuve Kouban. Là, ils rechercheront des opportunités pour revenir au pays avec des armes et au sein d’unités militaires polonaises. ‹LS›
20 mai20/05/2026
1913 - Ouverture officielle à Wrocław (alors Breslau) de la Halle du Centenaire (Hala Stulecia/Jahrhunderthalle). Le bâtiment, conçu par Max Berg - architecte et constructeur - et érigé dans les années 1911-1913 pour pouvoir recevoir l'exposition du siècle organisée pour célébrer le 100e anniversaire de la défaite de Napoléon lors de la “bataille des Nations” près de Leipzig, est l'œuvre la plus célèbre du modernisme à Wrocław.
La discussion sur la création à Wrocław d'un espace permanent de loisirs et d'exposition avait commencé dès le 19e siècle. La ville en développement avait besoin d'une grande structure caractéristique capable d'accueillir un nombre important d'exposants et de visiteurs. Un tel bâtiment devait être construit dans le parc Szczytnicki à la place d'une piste de courses de chevaux. Le vainqueur du concours pour le développement du parc des expositions de Wrocław sera Max Berg, alors conseiller municipal chargé de l’urbanisme. Au début de 1911, Berg présente pour la première fois les croquis de son bâtiment au public. Malgré de nombreuses objections, le conseil municipal décide de mettre en œuvre le projet visionnaire de l'architecte.
Lors de l’ouverture officielle de la Hala Stulecia, à la cérémonie prendront part, entre autres, Friedrich Wilhelm et son épouse, le duc Ernst Günther von Schleswig-Holstein ainsi que d'autres personnalités de Wrocław. Les participants à l'événement pourront entendre un chant interprété par un chœur de six cents choristes et écouter le discours patriotique du maire Paul Matting, dans lequel il qualifie la Halle de monument de libération de la patrie et d’avertissement aux futures générations. Son discours sera entendu par plus de 5 000 invités qui pour la première fois découvriront l’excellente acoustique du nouveau bâtiment.
La Halle du Centenaire de Wrocław, un jalon de l’histoire de l’architecture en béton armé, forme un quadrilobe symétrique surplombé d’un grand dôme nervuré de 23 m coiffé d’une lanterne d’acier et de verre, avec un vaste espace circulaire au centre qui peut accueillir jusqu'à dix mille personnes.
C’est un exemple éminent du début de l’architecture moderne et de l’utilisation innovante des structures en béton armé dans l’industrie du bâtiment. Au moment de sa construction, son dôme était le plus grand dôme en béton armé au monde. La Halle a joué un rôle important dans l’application d’une nouvelle solution technologique à haute valeur esthétique, qui est devenue une référence majeure dans la conception de l’espace public et dans l’évolution ultérieure de cette technologie. Tout en s’inspirant des formes historiques, le bâtiment est une œuvre pionnière qui, pour répondre aux besoins nouveaux de la société, pouvait servir de salle d’assemblée, d’auditorium pour les spectacles de théâtre et de lieux d’expositions et d’évènements sportifs. La Halle marque un tournant dans l'histoire de l'architecture moderne.
Son inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2006 a souligné l'importance de ce bâtiment. Sans aucun doute, c'est l'une des cartes de visite les plus caractéristiques de Wrocław sur la scène internationale et un lieu extrêmement magique de cette ville, où les pages de l'histoire enregistrent son histoire multi-générationnelle.
Elle reçoit aujourd’hui des compétitions sportives (basket, volley, boxe, tennis), des foires (matériaux de construction, tourisme), des spectacles d’opéra et de théâtre, des concerts de musique, des congrès et des conférences… ‹LS›
19 mai19/05/2026
1955 - Décès à Varsovie de Tadeusz Sygietyński, compositeur, chef d'orchestre, professeur de musique, fondateur de l'Ensemble national populaire de chants et de danses “Mazowsze”. Il est né le 24 septembre 1896 à Varsovie. Dès l'enfance, il manifeste des aptitudes musicales exceptionnelles. Il commence à composer à l’âge de 11 ans. Il étudie à l'école de musique de Lwów où a déménagé sa famille. Une situation financière difficile va l’obliger à trouver du travail. Ainsi, à l’âge de quatorze ans il sera déjà répétiteur de chœurs au Conservatoire et à l'Opéra de Lwów. En 1911, il retourne à Varsovie où, fréquentant l'Institut de Musique, il prend des cours chez les professeurs les plus distingués. Il poursuit ses études à Leipzig et à Vienne avec d’autres célébrités. En 1913, pour la première fois est exécutée publiquement l’œuvre de Sygietyński “Cantate pour le centième anniversaire de la mort du prince Józef Poniatowski”. En décembre 1914, il s'enrôle dans la deuxième brigade des Légions polonaises à Vienne. En juillet 1917, il retourne à Varsovie où il sera arrêté pour désertion et libéré un an plus tard. À partir de janvier 1919, il sert dans l'armée polonaise. Pour avoir critiqué des objectifs militaires, il est envoyé sur le front russe. La guerre russo-polonaise terminée, il devient à Varsovie directeur du théâtre “Mirage”. Dans les années vingt, il dirige des ensembles d'opéra à Graz, Zagreb et Ljubljana. Durant ce temps, il organisera également la philharmonie de Dubrovnik, qui existe jusqu’à ce jour. Après son retour à Varsovie (1926), il va coopérer de nombreuses années avec la Radio polonaise (en tant que directeur musical et auteur d’émissions populaires), avec des théâtres de vaudeville (comme chef d'orchestre et compositeur). Il sera aussi chef d'orchestre de théâtre à Lwów, Cracovie, Łódź et Varsovie. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il compose et accompagne Mira Zimińska-Sygietyńska lors de ses concerts. C’est alors que naît l'idée de créer un ensemble populaire qui, comme il s’avérera plus tard, deviendra une réalisation créative et artistique. Il se prépare en continu à ce projet, collectant et arrangeant des chansons et des chants populaires, rassemblant des informations sur de jeunes talents. Il deviendra un remarquable compositeur et arrangeur, un éducateur et une autorité formidable, mais avant tout un grand homme, plein de chaleur, de modestie et de sensibilité. Il composera des chansons folkloriques, vingt danses folkloriques (les plus connues : “Trois Danses polonaises pour orchestre” et “Oberek pour orchestre”), vingt-huit chansons de variétés, un opéra-ballet “L’auberge du carrefour”, les “Croquis masoviens” et le concerto pour piano “Capriccio”. Les chansons de “Mazowsze” les plus connues arrangées par lui-même sont : Kukułeczka, Polonez warszawski, Warszawski dzień, Ej przeleciał ptaszek. Depuis 1921, il appartenait à l’Union professionnelle des musiciens. Il a été enterré aux côtés de son épouse dans le cimetière communal de Powązki à Varsovie. ‹LS›
Deux musiques de Tadeusz Sygietyński
Kawaliry
Cyt... Cyt...

