Éphéméride polonaise

  • 12 août
    12/08/2026

    1831 - Le général Henryk Dembiński devient le chef de l’Insurrection de Novembre. Il est né le 16 janvier 1791 à Strzałków (voïvodie de Sainte-Croix). Il a étudié dans un collège à Cracovie puis à l'Académie militaire d'ingénierie de Vienne. En 1809, il n'accepte pas le grade d'officier dans l'armée autrichienne et s'enrôlera comme simple soldat dans l'armée du duché de Varsovie, servant dans un régiment de tirailleurs à cheval. Il participe à la campagne de Napoléon en Russie, ainsi qu'aux campagnes ultérieures lors de la retraite de l'empereur en France. En 1812, il est promu lieutenant, puis pendant la bataille de Smolensk au grade de capitaine. Dans le Royaume de Pologne, il s'occupera de gérer sa propre propriété, sans négliger pour autant la politique. En 1825, il est élu au Sejm (la Diète).

    Il va reprendre du service lors de l’Insurrection de Novembre 1830. Il va se distinguer surtout dans l'expédition de Lituanie, où il réussira une excellente retraite avec son corps, qui sera cité dans les manuels de l'art de la guerre. Il va également bien se comporter dans la bataille de Dębe Wielkie. En août 1831, il est nommé général de division. Il sera gouverneur militaire de Varsovie du 9 au 12 août 1831. Durant une courte période, il est commandant en chef de l’insurrection. Lorsque celle-ci se termine, il émigre en France, où il se lie avec le camp d’Adam Jerzy Czartoryski.

    Il entre dans les autorités de l'Union de l'unité nationale. Il sera un grand partisan du maintien des officiers et des soldats polonais en service actif - comptant sur un conflit avec la Russie - pour lequel il cherche le soutien dans de nombreux pays. En 1849, le gouvernement hongrois insurgé le nomme lieutenant-général. Il sera brièvement commandant en chef. Il va démissionner de cette fonction après la défaite de l'armée hongroise. Après la chute de la révolution hongroise, Dembiński reste en Turquie où il rejoint l'armée du sultan ottoman. En février 1850, il retourne à Paris, où il vit dans un grand isolement et écrit ses Mémoires. Il décède le 13 juin 1864. Il est inhumé au cimetière des Champeaux à Montmorency, connu comme le panthéon de l'émigration polonaise.

    Il a reçu la Croix d'or de l'ordre Virtuti Militari et la médaille de Sainte-Hélène, une décoration créée en 1857 par l'empereur Napoléon III pour honorer les soldats qui ont combattu sous la bannière de l'empereur Napoléon Ier dans les années 1792-1815.

    Dans les années 1835-1856, il a breveté dix inventions en France, entre autres en 1839 où il a demandé en France de breveter un système de contrôle de ballons et de les utiliser comme moteurs (Procédé propre à donner aux ballons une direction invariable et pour divers autres usages auxquels le ballon peut servir étant employé comme moteurs). ‹LS›

  • 11 août
    11/08/2026

    1945 - Décès à Otwock de Stefan Jaracz, acteur de théâtre et de cinéma, réalisateur, écrivain et militant social. Il est né le 24 décembre 1883 à Stare Żukowice près de Tarnów. Il étudie à la Faculté de Philosophie de l'Université Jagellonne. Il commence sa carrière à Cracovie (1904) et plus tard il rejoint les théâtres itinérants, puis se produit sur les scènes de Poznań, Łódź, Moscou, Kiev (1915-1918) et Varsovie (entre autres au : Mały, au Polski, au Narodowy) ; en 1921-1923, il fait partie de l'équipe du théâtre expérimental Reduta. En 1930, il fonde le Teatr Ateneum à Varsovie, en 1930-1933 et 1935-1939, il en devient son administrateur. Cofondateur du ZASP (association des artistes de scène polonais). Pendant l'occupation allemande, il se lie avec l'organisation politico-militaire catholique clandestine Unia. Il est arrêté en 1941, emprisonné dans le camp de concentration d'Auschwitz. Après un mois, il est libéré suite à de nombreuses interventions.

    Il sera inhumé dans l'Allée des Méritants du Cimetière de Powązki à Varsovie. Il avait été décoré de la Croix d’officier de l'ordre Polonia Restituta. Jaracz est devenu une légende des scènes polonaises, cofondateur du jeu d’acteur moderne. Il est apparu dans des drames contemporains et classiques, des comédies et des farces, dans le répertoire shakespearien. Il a joué dans près de 30 films. ‹LS›

    Dans le film “L’avant-printemps” en 1928

    À Auschwitz en 1941