22 avril
1982 - Création de la Commission provisoire de coordination du syndicat indépendant et autonome “Solidarność”. Elle est fondée dans la clandestinité par des syndicalistes de premier plan en tant que nouvelle autorité collégiale du syndicat “Solidarność” délégitimé par les communistes. Elle devra garantir l'activité et les structures du syndicat durant la période de la loi martiale. Cette commission (TKK) est créée par Zbigniew Bujak (région de Mazovie), Bogdan Lis (région de Gdańsk), Władysław Frasyniuk (région de Basse-Silésie), Władysław Hardek (région de Petite-Pologne). Dans ses premières déclarations, la TKK se déclare prête à entamer des négociations avec le pouvoir après la libération de tous les internés et après l'annonce de l'amnistie pour les personnes arrêtées et condamnées. Elle va également annoncer qu’en cas de sa mise hors la loi, le Syndicat répondra par une grève générale. Avec la TKK collaboreront les comités de coordination établis dans de nombreuses régions de la Pologne. Peu après la formation de la TKK, sera créé à Gdańsk un Comité régional de coordination (dirigé par Bogdan Borusewicz et Aleksander Hall). À Bruxelles, sera formée une représentation pour l’étranger. Seront également collaborateurs du TKK, entre autres, Henryk Wujec, Jerzy Buzek, Antoni Stawikowski, Ryszard Musielak, Zdzisław Nayer, Józef Pinior, Lech Kaczyński et d'autres dirigeants des sections régionales de “S” clandestine. Les lieux de rencontre (dans différentes villes) seront gardés secrets. La TKK effectuera la distribution de l'aide financière provenant de l'étranger. Elle va essayer de préciser les règles pour la répartition de l'assistance technique (moyens d'impression et de reproduction, équipement radio). Dès sa création, la TKK sera combattue par le pouvoir autant avec de la propagande qu’avec l'utilisation de moyens policiers. Jusqu’en 1986, la TKK restera la structure la plus importante coordonnant la résistance sociale et le symbole de l'unité du Syndicat clandestin. En 1986, après l'amnistie qui concernera les militants des structures clandestines, Lech Wałęsa va créer une nouvelle direction publique - le Conseil provisoire de “S”. La TKK poursuivra ses activités pendant la période de transition comme structure clandestine. Le 25 octobre 1987, lors d'une réunion conjointe entre la TKK et le Conseil provisoire, sera nommée une direction unique - le Comité exécutif national. Ce Comité deviendra le pouvoir public de “Solidarność”. Avec cette décision, la TKK cessera ses activités. L’activité de la TKK, et plus tard celle du Comité exécutif national, auront grandement contribué à faire recouvrer la liberté en Pologne en 1989. ‹LS›

