5 août
1772 - Premier partage de la Pologne. Le traité de partition est signé à Saint-Pétersbourg par la Russie, la Prusse et l'Autriche. Ces derniers citent comme raison de leur action la totale décadence de l’État et l'esprit factuel qui maintient l'anarchie en Pologne. La Prusse reçoit : la Warmie, les voïvodies de Poméranie, de Malbork et de Chełmno (sans Gdańsk et Toruń), et les territoires bordant le Notec et le Gopło, en tout 36 000 km² et 580 000 habitants. La Russie occupe les territoires situés à l'est de la Dvina, de la Drout et du Dniepr, couvrant 92 000 km² et 1,300 million habitants. L’Autriche - la partie sud des voïvodies de Cracovie et de Sandomierz, les duchés d'Oświęcim et de Zator, la voïvodie ruthène (sans le territoire de Chełm) et une partie de la voïvodie de Bielsko, en tout 83 000 km² et 2,600 millions habitants. La Pologne a perdu 211 000 km² (environ 30% de son territoire) et près de 4,500 millions habitants (environ 1/3 de sa population). À la demande des envahisseurs, la Diète de la République des Deux Nations devait approuver le traité de partition. Les interventions du roi Stanisław August Poniatowski dans les cours européennes et la tragique protestation de Tadeusz Rejtan n’auront aucun effet. En plus du traité, la Diète a dû accepter des résolutions économiques et commerciales désavantageuses. La Diète confédérée tentera de réformer l'État, mettra en place un Conseil permanent et une Commission de l'Éducation nationale, votera un accroissement de l’armée jusque 30 000 soldats et sa réorganisation. En outre, eIle mènera une réforme fiscale. ‹LS›


