13 août

13/08/2026

1873 - Naissance à Jurczyce (Petite-Pologne) de Józef Haller, général, homme politique de droite. Il étudie à l'Académie militaire technique de Vienne, puis va servir dans l'armée autrichienne. En 1910, il commence à s’investir activement dans le mouvement coopératif. En outre, il se consacre de manière intense au scoutisme et à la société de gymnastique “Sokół”. Il va concentrer principalement son attention à la militarisation du “Sokół”, exerçant la fonction d’instructeur militaire, mettant en place de nouveaux groupes paramilitaires, organisant des cours pour les soldats, les sous-officiers et les officiers. Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, il commence à former une unité polonaise censée devenir la Légion de l’Est, et après l'échec du projet il se présente dans les Légions polonaises. Il va participer à de violents combats sur le front de l'Est. En 1916, il devient commandant de la 2e brigade des Légions. En 1918, pour protester contre les dispositions du traité de Brest-Litovsk (signé le 3 mars entre les gouvernements des empires centraux, menés par l’Empire allemand et la jeune république russe bolchevique), suite à la dénommée charge de Rarańczą à la tête du Corps auxiliaire polonais de l'armée autrichienne, il parvient du côté russe et va se joindre aux formations polonaises de Russie. Il devient commandant du 2e Corps polonais. Blessé dans un accident de voiture, il ne sera plus en service durant 10 mois. Dans la nuit du 10 au 11 mai 1918 à Kaniów, le 2e Corps se retrouve encerclé par les troupes allemandes et, après une bataille qui va durer une journée entière, capitule. Le général J. Haller réussit à s'échapper et parvient à Moscou, puis en France où au nom du Comité national polonais il va former au côté de la France la Błękitna Armia, l’Armée bleue. Après de courts combats sur le front, l'armée sera transportée en avril 1919 vers la Pologne sur le front ukrainien. Le général Haller s’empare, au nom de la Pologne, de la Poméranie orientale et pendant la guerre polono-bolchevique il commande l'armée des volontaires. Il sera également inspecteur général de l'armée et membre du conseil de guerre. Dans les années 1922-1923, il est député à la Diète. Il va s’en prendre de manière violente à Józef Pilsudski. Après l'élection de Gabriel Narutowicz à présidence de la République de Pologne, il va attiser les hostilités contre lui. Après le coup d’État de mai 1926, il sera mis à la retraite. Il va coorganiser l’opposition appelée le Front Morges et créer en 1937 le Parti travailliste. Après la campagne de septembre (guerre défensive polonaise de 1939), il va vivre en exil. Dans les années 1940-1943, il remplit les fonctions de ministre de l'Éducation dans le gouvernement polonais en exil. Après la guerre, il décide de ne pas retourner dans le pays contrôlé par les communistes et jusqu’à la fin de sa vie, il restera en émigration. Il est décédé le 4 juin 1960 à Londres. Il sera enterré à Gunnersbury. Grâce à l'initiative de scouts polonais, ses cendres vont retourner le 23 avril 1993 en Pologne et reposer dans la crypte de l'église de garnison Sainte-Agnès à Cracovie. Parmi ses décorations : Ordre de l'Aigle Blanc, Croix d'Argent de l'ordre militaire Virtuti Militari, Croix de Commandeur de l'ordre Polonia Restituta, Croix de la valeur militaire (quatre fois), Légion d'honneur 2e classe et Croix de Guerre (France), Médaille interalliée. ‹LS›