23 septembre
1976 - Création du Comité de défense des ouvriers (Komitet Obrony Robotników - KOR).
Après les protestations des ouvriers à Radom et Ursus, l'opposition a organisé une opération d’aide pour les ouvriers arrêtés et leurs familles. De l’argent a été collecté pour les personnes privées de leur emploi, une aide juridique et médicale a été apportée aux réprimés. Ces actions nécessitaient une coordination. Par conséquent, il a été décidé de créer une organisation publique, à laquelle se joindraient des personnalités célèbres dotées d'une autorité. Les initiateurs de la création du KOR étaient Antoni Macierewicz, Piotr Naimski, Józef Lipski et Jacek Kuroń. Le premier document du KOR fut un "Appel à la société et aux autorités de la République populaire de Pologne", dans lequel il déclarait qu'en rapport avec les répressions contre les participants aux manifestations, la solidarité et l'entraide de la société étaient nécessaires. Le comité demandait une amnistie pour les personnes condamnées et arrêtées et la réintégration des personnes réprimées. Au départ, les autorités de la République populaire de Pologne vont adopter une tactique de harcèlement contre les membres et associés du KOR. Tant en Pologne qu'à l'étranger, les arrestations susciteront de nombreuses protestations, entre autres d’intellectuels et de politiciens d'Europe occidentale et d'Amérique. À l'occasion de la fête du 22 juillet 1977, les autorités de la République populaire de Pologne annonceront une amnistie. Ainsi, l'objectif initial du Comité aura été atteint. La plupart des membres du KOR décideront de le transformer le 29 septembre 1977 en Comité d'autodéfense sociale (Komitet Samoobrony Społecznej - KSS “KOR"), creuset de cette étonnante alchimie entre le monde des ouvriers et celui des intellectuels qui mènera à la création du syndicat “Solidarność” et à l'ébranlement du système communiste. ‹LS›


