14 octobre

1942 - Création de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne - UPA - formation armée pour l'indépendance créée par la fraction commandée par Stepan Bandera de l'Organisation des nationalistes ukrainiens, l'OUN-B. Elle va opérer principalement en Volhynie et Galicie orientale et à l'ouest de la ligne Curzon. Le commandement de cette unité sera exercé par Roman Choukhevytch (dit Taras Tchouprynka). L’UPA est le bras armé de l'aile radicale de l’OUN, à partir de juillet 1944 subordonné au Conseil suprême de libération ukrainien. Elle met en avant un programme de lutte pour une Ukraine libre et indépendante. En 1943-1944, elle comptera 40 000 hommes. Ses bataillons vont mener la lutte contre les Russes, les Tchèques, les Polonais de la région à la frontière ethnique polono-ukrainienne, et parfois contre les formations militaires allemandes. Près de 100 000 Polonais en seront victimes et 333 000 autres devront fuir les persécutions. L’UPA sera brisée sur le sol polonais suite à l'opération “Wisła” (1947) : 140 000 Ukrainiens de la région des Bieszczady seront réinstallés ailleurs et les unités restées sur ce territoire seront neutralisées par les soldats de l’Armée polonaise, les fonctionnaires de la Milice citoyenne et du Bureau de la sûreté publique. En 1950, R. Choukhevytch sera abattu près de Lviv par le NKVD. Des sections isolées de l’UPA vont encore subsister jusqu'en 1953, et même jusqu'en 1956. ‹LS›

L’historien britannique, Norman Davies a écrit : “Les Juifs de la région avaient disparu assassinés par les Allemands (entre 1941 et 1942), (…) en 1943-44 la haine de l'UPA tomba sur les Polonais sans défense (…). Les villages furent brûlés. Les prêtres catholiques taillés en pièces ou crucifiés. Les églises brûlées avec tous les fidèles qui s'y étaient réfugiés. Les fermes isolées, attaquées par des bandes d'hommes armés de fourches et de couteaux de cuisine. Les victimes égorgées, les femmes enceintes transpercées par la baïonnette, les enfants tranchés en deux.”