16 octobre

1921 - Naissance à Cracovie d’Andrzej Munk, réalisateur de cinéma polonais, d’une famille juive assimilée. Éminent représentant de l'école polonaise de cinéma, proposant une analyse critique du caractère national et de la prédisposition à la création de mythes nationaux. Pendant l'occupation nazie, il se cache sous le faux nom de Wnuk à Varsovie où il travaille pour une entreprise de construction. Il étudie ensuite l'architecture à l'École polytechnique de Varsovie et le droit à l'Université de Varsovie. Il est diplômé - réalisateur et opérateur - de l’École nationale de cinéma de Łódź (1950). Il travaille dans les studios du film documentaire à Varsovie, d'abord en tant qu’opérateur des actualités filmées polonaises, puis comme réalisateur de documentaires Un dimanche matin (1955, primé à Édimbourg et Mannheim), Promenade dans la vieille ville (1958, primé à Venise et à Oberhausen), etc. Parmi ses longs-métrages : La croix bleue (1955, moyen-métrage, primé à Venise et à Trente), Un homme sur la voie (1957, primé à Karlovy Vary, prix Sirène de Varsovie), Eroica (1958, Grand Prix et Prix FIPRESCI à Mar del Plata, prix Sirène de Varsovie), De la veine à revendre (1960), La passagère (1961, le film ne sera pas terminé en raison de la mort du réalisateur. Les éléments filmés seront montés par l’équipe dirigée par Witold Lesiewicz. Le film - en version courte - recevra le prix FIPRESCI au Festival de Cannes, le Prix de l'Association italienne des journalistes à Venise, la Sirène de Varsovie : il est devenu l'une des œuvres les plus importantes de l'école de cinéma polonais). Andrzej Munk est mort le 20 septembre 1961 dans un accident de voiture près de Łowicz. Depuis 1965, l’École nationale supérieure de cinéma, télévision et théâtre de Łódź décerne un prix portant son nom aux meilleurs débutants. ‹LS›