31 octobre
1945 - Décès à Cracovie de Wincenty Witos, militant du mouvement paysan, homme politique et journaliste. Il est né le 21 janvier 1847 à Wierzchosławice près de Tarnów. Dès 1895, membre du Parti populaire (SL). 1903-1913 : membre du Conseil suprême du Parti paysan polonais (PSL). 1908-1931 : maire de Wierzchosławice. 1908-1914 : député à la Diète de Galicie. 1911-1918 : député au Conseil d'État autrichien à Vienne. Après la scission du PSL, 1914-1918 : vice-président du PSL “Piast”, 1918-1931 : président. Pendant la Première Guerre mondiale, partisan de la coopération avec les Empires centraux, à partir de 1914 vice-président du Comité national suprême. 1915 : il abandonne son soutien à la politique pro-autrichienne et, à la fin de la guerre, dans ses interventions au parlement de Vienne, il plaide sans équivoque pour les aspirations des Polonais à reconstruire un État libre et souverain, indépendant de tout pays occupant. 1917-1918 : membre de la clandestine Ligue nationale. En octobre 1918, il dirige la Commission polonaise de liquidation à Cracovie qui se définit comme le pouvoir exécutif en Galicie occidentale. Député à la Diète de 1919 à 1930, à partir de 1931 (avec interruptions), président du club parlementaire du PSL “Piast”. Désigné comme premier ministre du gouvernement de Défense nationale à la fin de juillet 1920, lors de la menace imminente contre Varsovie durant la guerre polono-bolchevique (1919-1921), il entre au Conseil de Défense nationale. Il reste à la tête du gouvernement jusqu’en septembre 1921. En 1923, il forme le premier gouvernement de coalition entre l'Union chrétienne d’unité nationale et le PSL “Piast” (appelé Chjeno-Piast) ; en décembre de la même année, il donne sa démission. En mai 1926, il forme le gouvernement qui sera renversé par Józef Piłsudki (coup d’État de mai). Adversaire des gouvernements de la Sanacja (pro-Piłsudski), il est cofondateur du Centrolew, le centre-gauche (1929). Emprisonné en 1930 à Brześć sur le Bug et jugé, il est condamné à 1 an et demi de prison, ce qui va décider son départ en exil en Tchécoslovaquie (1933-1939). Néanmoins, il reste membre du pouvoir au SL : 1931-1935, président du Conseil suprême, 1935-1939, président du Comité exécutif central. Il collabore avec le Front Morges, un groupement en exil anti-Sanacja (1936). En mars 1939, il revient au pays ; en septembre 1939, fait prisonnier par les Allemands et sollicité pour la création d'un gouvernement collaborationniste, il rejette la proposition. Libéré de prison en 1941, il est placé en résidence surveillée sous la surveillance constante de la Gestapo. 1945 : élu président du Conseil national, il n’en prend pas les responsabilités. Il ne profite pas non plus de l’invitation à participer aux pourparlers de Moscou sur la création du gouvernement provisoire d'unité nationale. À partir d’août 1945, président du PSL. Il a été inhumé dans le cimetière de Wierzchosławice. Il a publié, entre autres : Sélection d’écrits et d’articles (1939), Mes souvenirs (Vol. 1-3, Paris, 1964-1965), Mon vagabondage (1967). ‹LS›

