1 novembre
1893 - Mort à Cracovie de Jan Matejko, peintre polonais, représentant le plus éminent de la peinture historique polonaise du XIXe siècle, portraitiste exceptionnel et réalisateur de polychromies murales. Sa vision artistique, profondément patriotique, de l'histoire de la Pologne a éveillé l'imagination de plusieurs générations de Polonais. Il est né le 24 juin 1838 à Cracovie. Formé à l'Académie des beaux-arts de Cracovie, mais également à Munich et à Vienne, à partir de 1873 il en devient le directeur ; en 1887, docteur honoris causa de l'Université Jagellonne ; il fait de nombreux voyages à l'étranger. Ses premiers grands succès artistiques sont associés à Stańczyk (1862) et au Sermon de Skarga (1864), des tableaux résultant d'une vision synthétique de l'histoire autochtone au lieu de compositions illustrant jusqu’alors des scènes et des événements. Une conception similaire a accompagné la création de la toile Rejtan à la Diète de Varsovie (achevée en 1866), mal interprétée par certains et qui a causé le premier conflit entre le peintre et certaines classes sociales. Terminée pour le jubilé de l'union de la Pologne avec la Lituanie (1869), L'Union de Lublin a été exposée à Paris et a rapporté à l'artiste la Croix de la Légion d'honneur. À son tour, Bátory à Pskov (achevé en 1869) représentait un prolongement du concept de synthèse de l'histoire à travers l'apparition d’une réunion de figures historiques, qui n'a jamais eu lieu. Ce tableau exposé à Paris n'a pas répété le succès de L'Union de Lublin. Précédée par des études historiques, de connaissance des armes et des costumes, mais aussi par un séjour sur le champ de bataille, l’immense toile de La bataille de Grunwald (1878) encouragea la nation pendant la perte d'indépendance. Cette œuvre apporta à l’artiste le sceptre de maître de la “maîtrise de l’art”. La période la plus créative de sa carrière artistique, Matejko l’a clos avec l'Hommage prussien (1880-1882), éblouissant du faste de la cour royale et forçant à réfléchir (particulièrement le personnage suggestif de Stańczyk - autoportait de Matejko).
Le peintre a été enterré dans le cimetière Rakowicki de Cracovie. Autres œuvres : Suspension de la cloche Sigismond (1874), Jan Sobieski à Vienne (1883 - exposé aujourd’hui dans les Musées du Vatican), Kościuszko à Racławice (1888), La Constitution du 3 mai 1791 (1891), le cycle - Histoire de la civilisation en Pologne (1889), Portraits : L’épouse de Matejko (1879), Alfred Potocki (1879 ), Stanisław Tarnowski (1890), Autoportrait (1892), polychromies dans l'église de Sainte-Marie à Cracovie (1889-1892), Ensemble des rois de Pologne (1890). La plupart des travaux de Matejko sont des compositions de grande taille, d’une grande puissance expressive, caractérisées par l’attention aux détails, aux gestes suggestifs, parfois critiquées pour “non véracité documentaire”. ‹LS›
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| L'Union de Lublin (1869) | Hommage prussien (1882) |


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