Éphéméride polonaise

  • 10 janvier
    10/01/2026

    1993 - Décès à Londres d’Adam Aston, en fait Adolf Loewinsohn, acteur et chanteur polonais d'origine juive. Volontaire dans la guerre russo-polonaise de 1920. Il est né le 17 septembre 1902 à Varsovie. Il a commencé sa carrière dans le quartet vocal Chór Warsa, puis en tant que soliste dans des cabarets et des revues. Il chantait en polonais, en hébreu et en yiddish. Il fut l'un des artistes les plus populaires de l'entre-deux-guerres en Pologne. Sa popularité lui a été apportée par des tangos sentimentaux, entre autres : Roses d'automne, Elle est la seule et unique, Chacun a droit d’aimer, Le cœur d’une mère, ou Ce n'était pas de l'amour. Il a popularisé la première rumba polonaise - Est-ce que Madame danse la rumba ? Il a également participé au concours international de chant de la Radio polonaise organisé en 1935. Il fut aussi l’interprète de la chanson populaire après la guerre Ah, comme c’est agréable. Au total, il a enregistré environ 960 chansons. Il est apparu dans plusieurs productions cinématographiques de l'entre-deux-guerres, dont les plus populaires furent la comédie Les deux Jeanne en 1935, ainsi que la comédie romantique Les manœuvres de l'amour, également en 1935. Après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, il a d'abord joué avec l'orchestre de Henryk Wars à Lwów, puis il s’est produit dans le Théâtre aux armées du 2e Corps du général Anders dirigé par Feliks Konarski. Il va enregistrer à Milan la célèbre chanson militaire polonaise Les coquelicots rouges du Monte Cassino (1946). Après la guerre, il restera à l’étranger, d'abord à Johannesburg en Afrique du Sud où il sera directeur d’une usine à papier, et à partir de 1960 à Londres, où il va jouer dans le théâtre de la communauté polonaise et se produire avec ses propres récitals. Dans la version polonaise du film Top Hat (Le danseur du dessus), il interprète la chanson Cheek to cheek (Joue contre joue) interprétée par Fred Astaire (titre polonais : Au septième ciel). ‹LS›

    Roses d'automne

    Joue, violoniste, joue

  • 9 janvier
    09/01/2026

    1901 - Naissance à Varsovie de Stanisław Dubois, militant socialiste et journaliste. Son nom à consonnance étrangère lui vient de son ancêtre Charles Auguste Dubois, officier dans l'armée de Napoléon qui après 1812 est resté sur le territoire polonais. En septembre 1918, il devient membre du Parti socialiste polonais (PPS). Lors du Congrès de l'Union de la jeunesse socialiste polonaise (ZPMS) en 1919, il est élu président du Comité central. En 1919-1921, il participe aux soulèvements de Silésie. En 1920, il se porte volontaire pour l'armée et prend part à la guerre polono-bolchevique. Au cours de la bataille de Varsovie, il est blessé à la jambe. Pour ses actions accomplies pendant la guerre polono-bolchevique et les soulèvements de Silésie, il sera décoré en 1921 de la Croix de la vaillance et de la Croix sur ruban silésien de la vaillance et du mérite de première classe. En mai 1922, il est cofondateur de l'Union de la jeunesse socialiste indépendante. À partir de 1922, il milite également dans l'Organisation de la jeunesse de la Société de l'Université ouvrière où dans les années 1926-1936 il deviendra membre du Comité central. Il sera secrétaire du comité de rédaction de la revue socialiste “Robotnik” (L’Ouvrier) de 1922 à 1939. Il est aussi le créateur du Scoutisme rouge et président de son Conseil général de 1926 à 1939. Dans les années 1928-1930, il va exercer un mandat de député à la Diète. En 1930, il coorganise le Centrolew, coalition de partis du centre et de la gauche. Il sera emprisonné plusieurs fois, principalement en raison de son opposition aux gouvernements de la Sanacja - politique d’“assainissement” menée par des moyens autoritaires. De 1931 à 1937, il devient membre du Conseil suprême de la PPS. En 1939, il prend part à la guerre défensive et après la défaite de la Pologne, il milite au sein de la conspiration antinazie. Pour cette activité, le 21 août 1940 il est arrêté par la Gestapo et emprisonné à la prison Pawiak. Au bout d’un mois, il sera transféré au camp de concentration d'Auschwitz d’où à la fin de novembre de nouveau il sera envoyé au Pawiak. Le 29 mai 1941, il est renvoyé à Auschwitz. C’est là qu’il sera exécuté le 21 août 1942. ‹LS›