Éphéméride polonaise
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27 mars27/03/2026

2006 - Décès à Cracovie de Stanisław Lem, le plus éminent écrivain polonais de science-fiction, philosophe, futurologue et essayiste. L'un des écrivains polonais les plus appréciés. Le total du tirage de ses livres, traduits en 41 langues, a dépassé les 30 millions d'exemplaires. Il est né le 12 septembre 1921 à Lwów. En 1940, il va entamer des études de médecine. Durant l’occupation nazie, malgré des origines juives, profitant de faux papiers sa famille évitera l’enfermement dans le ghetto. Lem trouvera un emploi de mécanicien automobile. Après la libération, il reprendra à Cracovie ses études interrompues de médecine. Il fera ses débuts en 1946 avec des poèmes et des histoires sur le thème de l’occupation. Comme auteur de science-fiction, il fera ses débuts en 1946 avec les récits “L’étranger” et “Histoire d’une découverte”. Son roman crucial “Astronautes” sera publié en 1951. Le roman “Solaris” (1961) - abordant le problème de l'impossibilité de communiquer avec l’étranger - lui apportera la notoriété mondiale. En 1964 paraît “Summa Technologiae”, une énorme dissertation philosophique sur l'avenir de l'espèce humaine. Suite à la déclaration de la loi martiale, il va quitter la Pologne. D’abord pour une bourse d’un an à Berlin-Ouest, puis pour quelques années en Autriche. À Vienne, il débutera sa collaboration avec le magazine littéraire de l’émigration “Kultura” sous le pseudonyme de P. Znawca (M. L’expert). Il retournera en Pologne en 1988. Au cours des dernières années de sa vie, il va rompre avec la fiction et écrira principalement des feuilletons et des essais, coopérant intensivement avec l’hebdomadaire catholique “Tygodnik Powszechny”.
Son écriture se caractérise par une vaste érudition. Le thème constant des romans, c’est le voyage dans l'espace et la rencontre avec le progrès technologique difficilement prévisible, apportant tant des grandes opportunités de développement que des menaces pour les valeurs humaines et éthiques. “Solaris”, l’œuvre de Lem la plus célèbre, sera portée à l’écran en 1972 par Andreï Tarkovski et en 2002 par Steven Soderbergh avec George Clooney dans le rôle principal. Bien connu et apprécié aussi à l'étranger, Lem fut lauréat de nombreux prix, dont le Prix du PEN Club (1994) et le Prix autrichien Franz Kafka (1991). En 1996, il a été décoré de l'ordre de l'Aigle Blanc. En 2001, il a reçu le Sceptre d'or - Prix de la Fondation culturelle polonaise pour “devancement de son époque par la pensée”, en 2003, le titre de docteur honoris causa lui a été décerné par l'Université de Bielefeld. Il appartenait entre autres à la Science Fiction Research Association et aux Science Fiction Writers of America ; depuis 1994 il était membre de l'Académie polonaise des sciences. En 1992, son nom a été donné à l’astéroïde 3836. À la fin de sa vie, sa santé s’est détériorée. Il souffrait de diabète, ce qui nécessita de fréquentes visites à l'hôpital. Il est décédé à l’âge de 84 ans. ‹LS›
26 mars26/03/2026
1944 - Naissance à Oederan en Allemagne d’Igor Mitoraj, sculpteur polonais travaillant en Europe occidentale, en particulier en Italie. Il était le fils d’une travailleuse forcée polonaise déportée et d’un prisonnier de guerre français. Après la guerre, la mère est retournée chez ses parents en Pologne avec son fils. Ce dernier sortira diplômé de l'École d'art de Cracovie, puis étudiera à l'Académie des beaux-arts de la ville, où Tadeusz Kantor aura une grande influence sur son travail. En 1967, aura eu lieu dans la galerie Krzysztofory à Cracovie la première exposition solo de ses peintures. Un an plus tard, il va quitter la Pologne, décidant de rester à l'étranger. À Paris, il étudie brièvement à l'École nationale supérieure des beaux-arts. Dans la capitale, il commence comme peintre et dessinateur. En 1976, une exposition lui est consacrée à la galerie La Hune dans le Quartier Latin. Un an plus tard, il se lancera dans la sculpture. Il a parcouru le monde, entre autres l'Amérique centrale. À partir de 1979, il vivra à Pietrasanta, près de Carrare (Toscane), où en 1983 il va ouvrir son propre atelier. En 2003, il a reçu le titre de docteur honoris causa de l'Académie des beaux-arts de Cracovie et en 2005 la Médaille d'or du Mérite culturel polonais Gloria Artis. Pour sa contribution exceptionnelle à la culture polonaise et mondiale, pour ses réalisations dans le travail créatif et artistique, il a obtenu en 2012 la Croix de Commandeur de l'ordre Polonia Restituta. Il est décédé le 6 octobre 2014 à Paris.
Mitoraj a utilisé le marbre, le bronze, la terre cuite, le métal, le marbre blanc et noir. Ses œuvres inspirées par la sculpture grecque classique représentant des figures humaines et leurs fragments - estropiés, mutilés, comme touchés par la stigmatisation du temps - sont des réflexions sur la condition de l'homme contemporain. Durant de nombreuses années, aura accompagné le sculpteur une répétition de corps recouverts de bandages, dramatiques, des figures incomplètes, comme des vases vides, des têtes creuses. Il a aussi laissé des dessins, des croquis. Au total, dans le monde entier se sont déroulées environ 120 de ses expositions. ‹LS›

Eros Bendato - Kraków
25 mars25/03/2026
1957 - Un accord a été signé à Moscou entre le gouvernement de la République populaire de Pologne et le gouvernement de l'Union des Républiques socialistes soviétiques concernant les dates et la procédure d’un rapatriement supplémentaire des ressortissants polonais d'URSS. Le droit au rapatriement est ouvert : aux personnes de nationalité polonaise qui, le 17 septembre 1939, avaient la nationalité polonaise ; les enfants de ressortissants polonais ayant la nationalité polonaise le 17 septembre 1939 mais nés après le 17 septembre 1939 et qui n'ont pas de parenté proche en Union soviétique et dont les proches se trouvent en République populaire de Pologne ou dont le rapatriement est demandé par les autorités polonaises. Les personnes qui ont le droit au rapatriement et qui souhaitent en bénéficier, mais servant dans l'armée soviétique, seront démobilisées et rapatriées.
La partie soviétique permettra au conjoint, aux enfants et aux parents des rapatriés vivant sous le même toit de partir pour la République populaire de Pologne, même si les membres de cette famille n'avaient pas la nationalité polonaise le 17 septembre 1939 et ne sont pas de nationalité polonaise.
La partie polonaise accordera les privilèges dont jouissent les rapatriés qui acquièrent la citoyenneté polonaise, ainsi qu'aux membres de la famille des personnes susmentionnées qui arrivent en République populaire de Pologne tout en conservant la citoyenneté de l'Union des Républiques socialistes soviétiques. Toutes les dispositions de l'Accord concernant les personnes de nationalité polonaise s'appliquent également aux personnes de nationalité juive qui avaient la citoyenneté polonaise le 17 septembre 1939.
L'acceptation des déclarations d'intention de rapatrier durera jusqu'au 1er octobre 1958, tandis que le rapatriement des personnes ayant droit au rapatriement en vertu du présent accord s’achèvera le 31 décembre 1958.
*Dans les années 1957-1959, environ 250 000 personnes sont retournées en Pologne depuis les républiques soviétiques… tels Czesław Niemen ou Władysław Kozakiewicz. ‹LS›
Le Collectif POLONIA Hauts-de-France présente REGARDS,
un livre de la mémoire collective de la Polonia du nord de la France.

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