Éphéméride polonaise
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30 mars30/03/2026

1973 - Arrêt de la production de la FSO Warszawa, une voiture particulière polonaise. La première Warszawa M-20 assemblée était sortie de la chaîne de montage le 6 novembre 1951 à 14 h. En raison de retards dans la mise en œuvre de la production, sur la première voiture (et même au début dans les suivantes) n’est monté seulement que le sigle FSO, la voiture ayant été montée auparavant en URSS. Le constructeur automobile polonais FSO avait donc commencé la production à Żeran de la M-20 “Warszawa” sous licence soviétique de la “Pobieda”. Carrosserie : 5 places, moteur : 2,1 dm3 avec une capacité de 50-75 cv, vitesse : 110-135 km/h.
Le plan initial prévoyait de produire 25 000 unités par an, mais à la fin de l’année 1951, ne seront seulement produits que 75 exemplaires. Dans les années ultérieures, on n'arrivera jamais à atteindre les objectifs de production. Au début, la voiture a été assemblée à partir de pièces venant d’Union soviétique ; ce n’est que le 19 septembre 1953 qu’elle sera équipée d’un moteur M-20 intégralement avec des pièces polonaises. En mars 1954, seront réalisées les premières carrosseries avec des extrusions polonaises, et en juillet de la même année commencera la production en série d’essieux moteurs, de transmissions de direction et d'arbres de transmission. En 1954 également, débuteront les exportations. Au départ, la voiture arrivera en Chine, en Roumanie, en Albanie et en Bulgarie. On parie qu’en 1955 seront produits 12 000 exemplaires, mais le nombre sera divisé par trois. La première Warszawa M-20 produite exclusivement à partir de composants fabriqués en Pologne sortira de l'usine en 1956. La dernière “Warszawa” est sortie des chaînes de montage FSO le 30 mars 1973. Durant les 22 années de production, auront été fabriquées 254 471 “Warszawa”, dont 72 834 auront été exportées. Aujourd'hui, elle est recherchée par les collectionneurs. ‹LS›
29 mars29/03/2026
1937 - Décès à Lausanne de Karol Szymanowski, compositeur, pianiste et critique musical. Il est né le 3 octobre 1882 à Tymoszówka, village aujourd’hui au centre de l'Ukraine. Il venait d'une famille aux traditions nobles. Il a commencé à étudier la musique avec son père, a continué avec un professeur de musique local, et plus tard l’étudiera à Varsovie. En 1905, en compagnie de Witkacy, il effectue son premier voyage en Italie. La même année, avec trois autres compositeurs polonais - Ludomir Różycki, Apolinary Szeluto et Grzegorz Fitelberg - il fonde à Berlin le Groupe des jeunes compositeurs polonais sous le patronage de Władysław Lubomirski, visant à promouvoir la création des compositeurs polonais contemporains et qui sera peu après connu comme le mouvement “Jeune Pologne”. Dans les années 1906-1907, Szymanowski va se rendre à plusieurs reprises à Berlin et à Leipzig et en 1908, faire un autre voyage en Italie. En 1912, il s’installe à Vienne. Il prend alors contact avec la maison d’édition musicale Universal Edition, avec laquelle il signe un contrat de 10 ans. En 1914, il fait un nouveau voyage en Italie, ainsi qu’en Sicile, en Afrique du Nord, à Paris et à Londres, et puis en 1915 et 1916, il se rend à Kiev, Moscou et Saint-Pétersbourg. En 1917, suite à la Révolution bolchevique d’octobre, le compositeur quitte Tymoszówka pour toujours. Il déménage à Elisavetgrad et en 1919, s’installe à Varsovie. En 1921, avec Paweł Kochański et Artur Rubinstein, il part pour les États-Unis. En mai 1922 a lieu à Paris son concert comme compositeur qui s’achève par un grand succès. En août 1922, il revient pour la première fois après la Première Guerre mondiale à Zakopane, où il va désormais séjourner régulièrement. Ses intérêts artistiques se concentreront de plus en plus sur la musique folklorique polonaise, en particulier celle du Podhale et de Kurpie. Dans les années 1927-1929, il est recteur du Conservatoire de musique de Varsovie. En 1929, il suit un traitement dans un sanatorium en Autriche, et ensuite en Suisse. Dans les années 1930-1932, il est recteur de l'École Supérieure de musique de Varsovie. À partir de 1930, il va s’installer à Zakopane, dans la villa “Atma”. En 1933-1936, il donne des concerts de ses propres œuvres en France, Belgique, Hollande, Angleterre, Italie, Yougoslavie, Bulgarie, Allemagne, Suède, au Danemark, en Norvège et en Union soviétique. En 1935, aura lieu l’unique rencontre entre les deux plus grands compositeurs polonais du XXe siècle - Karol Szymanowski et Witold Lutosławski. En novembre 1935, Szymanowski quitte “Atma” pour toujours. En 1936, il va séjourner à plusieurs reprises dans un sanatorium à Grasse, en France. En mars 1937, il arrive dans un sanatorium à Lausanne, où il va décéder. Il a été inhumé dans la crypte des Méritants de l’église Skałka à Cracovie. Son cœur brûlera en 1944, lors de l'Insurrection de Varsovie, dans la chapelle des sœurs du Sacré-Cœur de Jésus de l'église de la Sainte-Croix. À Zakopane, la villa “Atma” est aujourd’hui devenue un musée dédié à l'artiste.
Szymanowski a été décoré plusieurs fois : Commandeur de l’ordre de la Couronne de l'Italie, Insigne d’honneur de la Regia Accademia di Santa Cecilia à Rome, Croix de Commandeur de l'ordre Polonia Restituta, Laurier académique d'or de l'Académie polonaise de littérature. Il a également reçu le titre de docteur honoris causa de l'Université Jagellonne et celui de membre d'honneur de la Česká akademie věd a umění, du Conservatoire de musique de Lettonie à Riga, de l'Académie Royale de musique de Belgrade, de la Société internationale pour la musique contemporaine. En 1935, il a reçu le prix national de la musique.
Sa création est divisée par les musicologues en trois périodes. La première (jusqu’en 1914) - période post-romantique - est caractérisée par l'influence de Richard Strauss et d’Alexandre Scriabine, avec ses Chants d’amour de Hafiz et son opéra Hagith. La seconde période (1914-1922) - la plus prolifique du compositeur - est marquée par des influences de la musique d'Orient (Chants du muezzin passionné), ainsi que par les œuvres de Debussy et de Ravel (Mythes pour violon et piano) et voit la naissance de son plus célèbre opéra “Le roi Roger”. Les années 1922-1937 - c’est la période de retour à la musique de ses origines - durant lesquelles il va trouver son inspiration dans la musique des régions de Kurpie et du Podhale (mazurkas pour piano, ballet Harnasie, Symphonie n° 4 Concertante), ainsi que dans la musique de la Renaissance polonaise (Stabat Mater).
Considéré comme le père de la musique polonaise du XXe siècle, Szymanowski est considéré à côté de Frédéric Chopin comme le plus grand compositeur polonais. Sa musique, oubliée après la Seconde Guerre mondiale, revient maintenant au répertoire mondial, en étant joué et enregistré par les meilleurs artistes. ‹LS›
9 Preludes, Op. 1 - No. 1 in B Minor. Andante ma non troppo (interprétation : Krystian Zimerman, 2022)
Le Collectif POLONIA Hauts-de-France présente REGARDS,
un livre de la mémoire collective de la Polonia du nord de la France.

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