Éphéméride polonaise
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29 janvier29/01/2026

1978 - Décès à Varsovie de Stanisław Dygat, auteur polonais de romans et de nouvelles, feuilletoniste, dramaturge et scénariste. Il est né le 5 décembre 1914 dans la ville où plus tard jusqu'en septembre 1939, il va étudier l'architecture et la philosophie. Puis, il est interné en tant que citoyen français - car issu d'une famille franco-polonaise - dans le camp pour étrangers à Constance, sur le lac de Constance. À partir de 1940, de nouveau à Varsovie, ensuite à Cracovie, Łódź et Wrocław, pour définitivement revenir dans la capitale. Le protagoniste dans l’œuvre de Dygat est généralement une personne intelligente et individualiste perdue dans notre monde, sceptique et ironique, combattant les convenances embarrassantes de son milieu ainsi que les stéréotypes patriotiques et historiques traditionnels, fuyant le monde atomisé de l’après-guerre, en particulier dans ses romans : Le lac de Constance (1946, adapté au cinéma en 1986 par Janusz Zaorski), Les adieux (1948, adapté au cinéma en 1958 par Wojciech Jerzy Has), Le miracle de Capri (1958), Disneyland (1965, adapté au cinéma sous le titre Jowita en 1967 par Janusz Morgenstern), La gare de Munich (1973). Il a également publié des feuilletons et des récits, entre autres dans les recueils : Les Champs-Élysées (1949), Le petit carnet rose (1958), Réflexions durant le rasage (1959). Dans son œuvre, Dygat polémiquait avec la tradition romantique polonaise. Il est, dans la littérature polonaise de l'après-guerre, l'un des représentants du courant qui a réglé ses comptes par la satire. L'écrivain s’est également impliqué dans la traduction d’œuvres. Il a été marié aux actrices Władysława Nawrocka et Kalina Jędrusik. Sa sœur Maria Danuta Bogusławska, née Dygat, était l'épouse du célèbre compositeur Witold Lutosławski. Il a été membre du Parti ouvrier unifié polonais, qu’il a quitté en novembre 1957, en protestation contre le refus des autorités d’autoriser la publication du mensuel “Europa”. En janvier 1976, il a été l'un des signataires du Mémoire101 adressé à la Commission parlementaire contre les changements prévus à la Constitution. Il a été inhumé au cimetière de Powązki à Varsovie. ‹LS›
28 janvier28/01/2026
1887 - Naissance à Łódź d’Artur Rubinstein, pianiste d’origine polonaise, compositeur. Il prend ses premières leçons de piano dans sa ville natale. Ses parents, de riches bourgeois juifs de la ville, l'envoient continuer ses études à Varsovie. À partir de 1897, il va étudier à Berlin, où il fait ses débuts en 1900, en donnant des concerts de Wolfgang Amadeus Mozart et de Camille Saint-Saëns et en jouant des œuvres de Robert Schumann et de Frédéric Chopin. En 1902, il se produit à la Philharmonie de Varsovie. En 1904, il s'installe à Paris. En 1906, il part en tournée en Amérique, plus tard il donnera des concerts en Autriche, en Italie, en Russie et à Londres, et de 1916 à 1917 en Espagne et en Amérique du Sud. Il en donnera de nombreux en Pologne aussi. En 1932, il épouse la fille du chef d'orchestre polonais Emil Młynarski. En 1933, naissance de leur fille. En 1939, les Rubinstein quitte l'Europe et s'installent aux États-Unis. En 1945, lors de la cérémonie de signature de la Charte des Nations Unies, en l'absence du drapeau polonais, Artur Rubinstein exprime son indignation et ostensiblement joue l'hymne national polonais. Sa représentation aura été précédée par les mots : “Dans cette salle, où les grandes nations se sont réunies pour faire de ce monde un monde meilleur, je ne vois pas le drapeau de la Pologne, pour laquelle on a combattu durant cette guerre cruelle” et il a ajouté : “Alors maintenant, je vais jouer l'hymne national polonais”. Le public a répondu par une ovation debout. En 1946, il obtient la citoyenneté américaine. Il donnera son dernier récital à Londres en 1976. C’est en 1979 qu’une dernière fois il visitera la Pologne, y compris Varsovie. Il est reconnu comme un des plus grands pianistes du XXe siècle et un interprète exceptionnel de la musique de Chopin. Il s’est également produit pour accompagner, entre autres, Pau Casals, Eugène Ysaÿe, Paweł Kochański, Henryk Szeryng, Jascha Heifetz, Emanuel Feuermann. Durant sa carrière de pianiste de plus de 80 ans, il s’est produit plus de 6000 fois. Il est mort le 20 décembre 1982 à Genève. ‹LS›
Artur Rubinstein joue Chopin : Nocturne Op. 9, No. 2 en mi bémol majeur
Le Collectif POLONIA Hauts-de-France présente REGARDS,
un livre de la mémoire collective de la Polonia du nord de la France.

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