Éphéméride polonaise

  • 22 mai
    22/05/2026

    1874 - Décès à Varsovie de Maria Kalergis, comtesse, pianiste amateur célèbre pour sa beauté, tenant à Paris puis à Varsovie, un salon artistique, mécène des arts. Elle est née le 7 août 1822 à Varsovie. Élève de Frédéric Chopin, qui a vanté son talent. En plus du français, qui à cette époque était la langue des salons, et du polonais que sa mère lui avait appris, elle connaissait l’allemand, l’anglais, l’italien et le russe. Dans la mémoire des générations suivantes, elle s'est inscrite principalement comme le grand amour de Cyprian Kamil Norwid. Elle recevait dans ses salons à Paris (à partir de 1847) et à Varsovie (à partir de 1857) les artistes les plus éminents, tels : F. Chopin, F. Liszt, R. Wagner, H. Heine, CK Norwid, A. de Musset, T. Gautier. Elle était protectrice de Stanisław Moniuszko. Célèbre mécène des artistes, elle a pris une part active dans des concerts de bienfaisance et des représentations théâtrales, dont le bénéfice était destiné aux pauvres. Maria Kalergis a exercé une influence fondamentale sur le développement de la culture musicale à Varsovie. Elle a contribué à l'ouverture de l'Institut de musique de Varsovie (plus tard Conservatoire), elle a cofondé (entre autres au côté de Moniuszko) la Société Musicale de Varsovie, embryon de la future Philharmonie de Varsovie. Elle a voyagé dans toute l'Europe. Dans les années 1857-1871, elle se produisit de nombreuses fois comme pianiste. Elle a été enterrée dans le cimetière Powązki à Varsovie. ‹LS›

  • 21 mai
    21/05/2026

    1918 - Dans les environs de Minsk, sous la pression des Allemands, est dissous le 1er Corps polonais commandé par le général Józef Dowbor-Muśnicki. Corps le plus important, comptant à son apogée environ 29 000 officiers et soldats, le 1er Corps polonais avait été créé en juillet 1917 en Biélorussie. Il fut formé avec des soldats polonais venant de l'armée russe servant sur le front Ouest et sur le front Nord. Conformément aux directives, le Corps, une fois prêt à combattre, devait être dirigé vers le front contre les Allemands. Cependant, la situation sur le front et à l’intérieur de la Russie a entraîné un changement dans la mission qui avait été confiée au Corps. Le général Dowbor-Muśnicki a proclamé la neutralité dans les luttes internes de la Russie post-révolutionnaire. Cependant, quand le 1er Corps a été attaqué par les troupes de la Garde rouge au début de février 1918, il a engagé le combat, remportant quelques victoires dont la plus importante fut la prise de Bobrouïsk et son installation dans la forteresse. Suite au traité de Brest-Litovsk, la Russie bolchevique a abandonné aux Allemands Bobrouïsk prise par les Polonais. Dowbor-Muśnicki, n’ayant pas reçu le soutien du Conseil de Régence, sera contraint de déposer les armes. Après avoir rendu l'armement et l'équipement militaire, les autorités allemandes transporteront la plupart des soldats vers leur pays où ils seront renvoyés dans leurs foyers. Une petite partie des soldats, des officiers supérieurs pour la plupart, ne se résignera pas à la démobilisation et, après des pérégrinations plus ou moins longues à travers la Russie en révolution, ira renforcer les unités polonaises dans la région de Mourmansk, de la Volga et du fleuve Kouban. Là, ils rechercheront des opportunités pour revenir au pays avec des armes et au sein d’unités militaires polonaises. ‹LS›