Éphéméride polonaise

  • 6 février
    06/02/2026

    1894 - Naissance à Prague de Maria Czapska, romancière, essayiste et traductrice. Dans les années 1925-1930, grâce à une bourse d’étude, elle séjourne à Paris où elle et son frère Józef Czapski vont cofonder le groupe d’artistes kapistes. Après son retour au pays, elle obtient un doctorat en philosophie à l'Université de Varsovie. Durant la période de l’entre-deux-guerres, elle écrit différents articles et analyses littéraires dans les périodiques et journaux les plus importants et collabore avec le Dictionnaire biographique polonais. Pendant l'occupation, elle milite, entre autres, au sein de l’organisation clandestine d’aide aux Juifs, “Żegota”. Après la guerre, elle s’enfuit vers la France où elle restera jusqu’à la fin de sa vie. Elle collabore avec Kultura, mensuel littéraire et politique de l’émigration polonaise édité à Paris et réside au siège de la rédaction à Maisons-Laffitte. Elle fait la promotion de la culture polonaise à l'étranger, tout en soutenant le maintien de la tradition chez les Polonais eux-mêmes. Elle est décédée le 6 juin 1981 à Maisons-Laffitte (Yvelines). Elle a publié, entre autres : Polémique religieuse au cours de la première période de la Réforme en Pologne (1928), La vie de Mickiewicz (1931), Ludwika Śniadecka (1938), Histoire de l’Œuvre de Saint-Casimir à Paris (1954), Essais sur Mickiewicz (1963), Souvenirs à deux voix (en collaboration avec J. Czapski, 1965), Une famille d’Europe centrale (1970), L’étoile de David. Histoire d'une famille (1975), Le temps retrouvé (1978), Les Polonais en URSS (1939-1942). Anthologie (1963). Auteur de traductions (entre autres, “La vie de Jésus” de François Mauriac et “Vol de nuit” d’Antoine de Saint-Exupéry), lauréate de prix littéraires, dont : Nouvelles littéraires (1939), Fondation Anna Godlewska (1971), Fondation Alfred Jurzykowski (1974), Union des écrivains polonais à l’étranger (1975). ‹LS›

  • 5 février
    05/02/2026

    1930 - Naissance à Gnaszyn, aujourd’hui quartier de Częstochowa, de Kalina Jędrusik, actrice de théâtre et de cinéma, chanteuse et artiste de cabaret. Épouse de l’écrivain Stanisław Dygat. Elle est diplômée de l’École nationale supérieure d’art dramatique de Cracovie (1953). Elle débute au théâtre Wybrzeże à Gdańsk dans Les Barbares de Maxime Gorki. À partir de 1955, elle joue à Varsovie dans différents théâtres : Th. Narodowy (jusqu'en 1957), Th. Współczesny (1957-1963), Th. Komedia (1964-1967), Théâtre satirique étudiant (1969-1972) et plus tard Th. Rozmaitości et Polski. Elle joue dans des rôles dramatiques et caractéristiques. Dans les années 60 et 70, elle sera considérée comme un sex-symbol. En 1976, elle se produit en duo avec Violetta Villas, principalement aux États-Unis. Ses principaux rôles : Polly dans L'Opéra de quat'sous de B. Brecht (1958), Luzzi dans Le premier jour de liberté de L. Kruczkowski (1959), Holly Golightly dans l’adaptation de Petit déjeuner chez Tiffany de T. Capote (1965, également au théâtre à la TV), George Sand dans L’Été à Nohant de J. Iwaszkiewicz (1978, Th. Rozmaitości). Chanteuse appréciée, interprète de chansons dans les émissions de télévision du “Cabaret des hommes mûrs”.

    Filmographie : Jovita (1967, Janusz Morgenstern), La Poupée (1969, Wojciech Jerzy Has), La terre de la grande promesse (1974, Andrzej Wajda.), Hotel Polan und seine Gäste/Hôtel Polan et ses invités (1981, Horst Seemann), C.K. Dezerterzy/KuK Déserteurs (1985, Janusz Majewski), La Double Vie de Véronique (1991, Krzysztof Kieślowski).

    Kalina Jędrusik est décédée à Varsovie le 7 août 1991 d’asthme bronchique allergique déclenché par des poils de chat. Elle a été inhumée dans l'avenue des Méritants au cimetière Powązki à Varsovie. Dans le plébiscite de la meilleure actrice de l'histoire du cinéma polonais organisé en 1996 par la rédaction de la revue “Film” à l'occasion du centenaire du cinéma, elle a été classée troisième. ‹LS›

    Souvenirs…

    https://youtu.be/0Dk2ITyTkiY