Éphéméride polonaise

  • 27 février
    27/02/2026

    1913 - Naissance à Bieliny Kapitulne (voïvodie de Sainte-Croix) de Kazimierz Sabbat, juriste polonais, homme politique, militant en émigration, président de la République de Pologne en exil. Il a achevé ses études de droit à l'Université de Varsovie. Il fut membre du scoutisme polonais en Pologne et à l'étranger. En septembre 1939, il a combattu dans une unité du WOP - formation militaire pour la protection des frontières, dans la voïvodie de Tarnopol. En 1940, il a servi en France dans la 10e Brigade de cavalerie blindée du général Stanisław Maczek. Il a été blessé. En Écosse, il a servi dans la 1e Division du général Maczek, puis a été transféré à l'état-major du Commandant suprême à Londres en tant que référent pour la jeunesse. Après la guerre, il est resté en Grande-Bretagne. Tout comme le courant de l’émigration militaire politiquement organisé, il estime que le retrait de la reconnaissance alliée au gouvernement de la République de Pologne en février 1945 et la reconnaissance diplomatique des autorités de la Pologne populaire par les Alliés ne mettent pas fin aux activités du gouvernement polonais à Londres, mais que seule la formule a changé. Dans les années 1954-1956 et 1959-1962, il est membre de l’Exécutif de l'unité nationale (EZN), puis à partir de 1967, son président. En 1966, à l'occasion du Millénaire de la Pologne, il organise le Congrès mondial de la Pologne en lutte, et quatre ans plus tard le Congrès de la culture et de la science polonaises. En 1972, après la mort du président August Zaleski, il dissout le EZN. En 1976-1986, il devient Premier ministre du gouvernement en exil et en 1986, son président. Il essaye d’unir les milieux politiques de l’émigration. Il est l’initiateur de la création du Fonds d'aide aux ouvriers (1976), puis président du Fonds d'aide au Pays. Sur la voie polonaise vers la liberté, il a écrit dans le magazine littéraire parisien “Kultura” en 1969 qu’elle est basée sur trois principes : le premier - la croyance que le peuple polonais ne renoncera pas à son droit à la liberté et à l'autodétermination et que, malgré l'oppression communiste, il restera toujours lui-même. Le deuxième - la croyance que l'ordre de Yalta ne peut être perpétuel. Le troisième - la conviction que les activités dans le Pays doivent aller main dans la main avec les activités en émigration, laquelle est indispensable au Pays. Kazimierz Sabbat est décédé à Londres le 19 juillet 1989. Le même jour, le nouveau président Ryszard Kaczorowski prête serment. Les funérailles de K. Sabbat ont eu lieu dans la cathédrale de Westminster. Sa tombe se trouve au cimetière Gunnersbury à Londres. ‹LS›

  • 26 février
    26/02/2026

    1900 - Naissance à Rawa Mazowiecka de Halina Konopacka, athlète, vainqueur de la première médaille d'or olympique pour la Pologne - en 1928 elle remporte le concours du lancer de disque aux Jeux olympiques d'Amsterdam. Médaillée d'or des Jeux mondiaux féminins en 1926 et 1930. Recordwoman du monde (39,62 m au lancer du disque en 1928). 27 fois championne de Pologne dans de nombreuses disciplines de l’athlétisme (lancer du disque, javelot, poids, saut en hauteur, pentathlon). Elle fait sa rencontre avec le sport comme étudiante en polonistique à l'Université de Varsovie. Elle va débuter par le ski. Elle joue avec passion au tennis. Elle sait aussi bien nager, elle aime les sports d'équipe, notamment le basket-ball. Elle se passionne pour l’automobile. Elle est très à la mode au volant de son propre cabriolet. Elle va aussi s’essayer dans les rallyes automobiles. L'athlétisme, elle le rencontre au printemps de 1924. C’est justement là, pour sa première année de compétition, qu’elle remporte deux titres de championne de Pologne - au lancer du poids et au lancer du disque. Assurément, elle ne correspondait pas au strict stéréotype de la sportive de l’époque. C’était une belle femme, elle s’habillait très élégamment, ce qui fera d’elle une véritable parure des stades lors des diverses compétitions sportives. Deux fois de suite, elle remporte le plébiscite du “Przegląd Sportowy” (1927 et 1928). Autant que par le sport, elle sera absorbée par l'écriture de poèmes et par la peinture. Sa production sera publiée dans l’hebdomadaire “Wiadomości Literackie/Nouvelles littéraires” et le mensuel poétique “Skamander”. Son volume de poésies publié en 1929 : “Un certain jour” deviendra une lecture à la mode dans les salons. Après le déclenchement de la guerre en 1939, avec son mari, elle va aider à exporter vers la France l’or de la Banque de Pologne. À partir de 1940, elle va vivre aux États-Unis, où elle restera une militante sportive (entre autres, au sein de la Fédération mondiale des sports féminins). Elle retournera également à la poésie et commencera à peindre. Des années plus tard, seulement à trois reprises elle rendra visite à la Pologne. Elle exprimera sa nostalgie de la patrie dans de nombreux poèmes.

    Elle est décédée le 28 janvier 1989 à Daytona Beach, en Floride. Un an et demi après sa mort, l'urne contenant ses cendres sera inhumée dans le cimetière Bródno à Varsovie. ‹LS›