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Éphéméride polonais

Éphéméride polonaise

  • 22 février
    22/02/2024
    22 février

    1901 - Naissance à Płock de Mira (Marianna) Zimińska-Sygietyńska, actrice, réalisatrice, professeur, cofondatrice et directrice durant de nombreuses années de l’ensemble “Mazowsze”. À partir de 1919, elle va jouer dans les théâtres, les revues et les cabarets varsoviens : Qui pro quo, Wielka Rewia, Morskie Oko, Cyrulik Warszawski. Elle devient la favorite des intellectuels. Elle sera l’une des premières automobilistes polonaises. Elle roule dans de luxueuses Mercedes et dans un cabriolet rouge de marque Bugatti célèbre alors à Varsovie. À partir de 1922, liée au cinéma, elle apparaît dans des films comme : Chacun a le droit d’aimer (1933, réalisation Mieczysław Krawicz et Janusz Warnecki), Manœuvres sentimentales (1935, réalisation Jan Nowina-Przybylski et Konrad Tom), Papa se marie (1936, réalisation Michał Waszyński.), Ada ! ce n’est pas correct ! (1936, réalisation K. Tom). En 1929, elle fait ses débuts comme actrice de théâtre. Avec ses rôles dramatiques, elle acquiert rapidement la reconnaissance autant des critiques que du public. À partir de 1934, elle est rédactrice du “Duby Smalone”, un supplément satirique du “Kurier Poranny”. Elle enregistre également des disques. Pendant l'occupation allemande, elle va appartenir à l'Armée de l’intérieur (AK). Dans les années 1945-1947, elle se produit dans l’ensemble du Théâtre de l’armée polonaise à Łódź, où elle va entre autres tenir les rôles de : Maria, dans La petite maison de Tadeusz Rittner, Catherine, dans Madame Sans-Gêne de Victorien Sardou, Kamila dans Le soldat de la reine de Madagascar de Stanisław Dobrzański. En 1948, avec son mari Tadeusz Sygietyński (qui mourra en 1955), elle va organiser l’Ensemble folklorique de chants et de danses “Mazowsze”, dont elle deviendra la directrice artistique, puis la directrice (à partir de 1957). Elle publiera des mémoires : Je n’ai pas vécu seule (1985), Le second amour de ma vie (1990). Parmi ses décorations : Méritant de la culture nationale, Grand-Croix de l'ordre Polonia Restituta, Ordre de l'Aigle Blanc, Prix de la ville de Varsovie. Elle est décédée le 26 janvier 1997 à Varsovie et a été inhumée auprès de son mari dans l'Allée des méritants au cimetière militaire de Powązki. ‹LS›

  • 21 février
    21/02/2024
    21 février

    1574Couronnement de Henri de Valois / Henryk Walezy (1551-1589) dans la cathédrale du Wawel. Frère du roi de France Charles IX, fils de Henri II et de Catherine de Médicis. À partir de 1567, il remplit les fonctions de lieutenant général du royaume de France sous le règne de son frère, ce qui fait que déjà dans sa jeunesse, il se fait aussi connaître comme bon politicien et dirigeant consciencieux. Ces qualités, ainsi que l’habile politique de l’émissaire français Jean de Monluc, rendront possible à Henri l’accession au trône de Pologne. Son élection ne sera pas même empêchée par le rôle pas très clair qu'il aurait joué dans le massacre de la Saint-Barthélemy du 24 août 1572, lorsque des milliers de huguenots ont été assassinés. Il est élu roi de Pologne le 5 avril 1573. Son élection en tant que souverain n’est pas encore synonyme de reconnaissance de son pouvoir. L’admission à son couronnement et à sa prise du pouvoir sont conditionnées par sa prestation de serment confirmant sa reconnaissance de quelques conditions de noblesse. Il devra ainsi certifier les Articles henriciens et la Pacta conventa. Une fois la prestation de serment déposée le 22 août 1573 dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, plus rien ne s’oppose à sa montée sur le trône de Pologne. Le 24 janvier 1574, Henri arrive en Pologne. Moins d'un mois plus tard, il est couronné roi. Presque dès le début de son règne, il est accusé par ses nobles sujets de mener un mode de vie déréglé, le scandale étant entre autres provoqué par le temps qu’il passe à faire la fête des nuits entières. Il y a sans aucun doute une part de vérité dans tout cela. Henri aimait la vie et son jeune âge revendiquait de ses droits. Cela ne doit cependant pas occulter le fait qu’il aspira à de nombreuses réformes dans son nouveau pays. Son programme visant à renforcer la position du roi en Pologne avait beaucoup de chance de pouvoir se réaliser mais Henri ne parlait pas le polonais, ce qui entravera grandement sa participation active dans la vie publique. Avec lui, sont venus quelques conseillers expérimentés qui vont largement gouverner à sa place. Les décisions prises seront en général pertinentes, mais nous ne savons pas si ces décisions étaient les siennes ou celles de ses conseillers. Le 14 juin 1574, un courrier apprend à Henri la mort inattendue de son frère, le roi Charles IX. Il pense à quitter Cracovie, mais il sait qu’il ne peut être question d’un départ légal. Aussi, dans la nuit du 18 au 19 juin, il quitte secrètement le château du Wawel. Son arrivée rapide en France lui permettra de monter sur le trône, sur lequel il va siéger en tant qu’Henri III. Presque simultanément, ses sujets polonais vont décider de sa déchéance. Ils ne s’imaginaient pas que le roi de Pologne résidât à l'étranger. Il est vrai que jusqu'à sa mort, Henri ne renoncera pas formellement à la couronne polonaise, mais il ne récupérera plus jamais le pouvoir dans la République des Deux Nations. Durant le siège de Paris, il sera assassiné par le moine dominicain Jacques Clément. Il a été inhumé dans l'abbaye de Saint-Denis, près de Paris. ‹LS›

    L’image de Henri de Valois fut longtemps associée à celle de ses favoris – les fameux mignons, éphèbes efféminés aux costumes excentriques – qui surprirent la noblesse polonaise de l’époque… Lui-même, par son comportement, ses vêtements, ses coiffures, ses bijoux, fait encore aujourd’hui l’objet de controverses de la part des historiens…

    Le jeune roi et son entourage français furent eux surpris par les fêtes très arrosées organisées par ses sujets polonais, l’extrême pauvreté de la campagne polonaise et la rigueur du climat ! Par contre, ils apprécièrent la vie de château au Wawel, trois fois plus grand que le Louvre d’alors, où ils auraient découvert et apprécié les lieux d’aisances - des endroits encore inconnus dans les châteaux en France… Le roi sera ainsi poignardé à Saint-Cloud sur une chaise percée en 1589. Il rendra l'âme quelques heures plus tard. Ah ! S’il y avait eu des toilettes…

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