Éphéméride polonaise

  • 20 février
    20/02/2026

    2003 - Décès à Skolimów de Jerzy Passendorfer, réalisateur. Il est né le 8 avril 1923 à Vilnius. Dans les années 1943-1945, il se produit sur la scène du théâtre clandestin de Cracovie. Il termine l'École supérieure du Stary Teatr (Vieux Théâtre) de Cracovie. Il fonde le Théâtre universitaire polonais à Cracovie. Diplômé de l’École de préparation du cinéma en 1946, il commence à travailler comme opérateur dans l'équipe cracovienne de la Chronique cinématographique polonaise. Il étudie la réalisation à l'École de cinéma de Łódź, puis poursuit ses études à la FAMU (Académie du film) de Prague. En tant que réalisateur de longs métrages, il fait ses débuts en 1957. Dans les années 1971-1972, il est directeur artistique du studio de cinéma “Tor” et dans les années 1972-1975 du studio “Panorama”. Dans les années 1974-1979, il travaille comme directeur de l'Institut polonais à Vienne, dans les années 1980-1983, en tant que directeur du Bureau de la coopération internationale de la télévision polonaise. Dans les années 80, il remplit également les fonctions de vice-doyen aux affaires artistiques au Département de la radio et télévision de l'Université de Silésie à Katowice. Il a été cofondateur et par deux fois vice-président de l'Association des cinéastes polonais. En 1996-1997, il a été député à la Diète sur la liste de l’Alliance de la gauche démocratique.

    Il a été inhumé au cimetière de Powązki à Varsovie. Parmi ses films : L’attentat (1958, Prix FIPRESCI au Festival International du Film de San Sebastian), Retour (1960, Prix FIPRESCI à Mar del Plata), Le pont détruit (1962), Baptême du feu (1963), Couleurs de combat (1964), Destination Berlin (1968) et Les derniers jours (1969) - également comme coscénariste, Tuez la brebis galeuse (1971), Janosik (1973, série TV). ‹LS›

  • 19 février
    19/02/2026

    1812 - Naissance à Paris de Zygmunt Krasiński, poète, dramaturge et prosateur. Au XIXe siècle, avec Juliusz Słowacki et Adam Mickiewicz, il a fait partie de la triade des «bardes» polonais. Il était descendant d'une famille de magnats. Il a fait ses études à domicile chez lui à Varsovie et à Opinogóra, puis au lycée de Varsovie. Il interrompit ses études à la faculté de droit de l'Université royale de Varsovie en 1829 car son père l'envoya en Suisse pour avoir participé à une manifestation patriotique. Là-bas, il se familiarisera avec la littérature et la pensée du romantisme européen. Sous l'influence de son père, le général napoléonien Wincenty Krasiński, resté fidèle au tsar, il s'abstiendra de participer à l’Insurrection de Novembre 1830 et à d'autres manifestations patriotiques, ce qui lui donnera toujours un complexe. Il va rester à l'étranger jusqu'à la fin de sa vie, principalement en France et en Italie. En 1830, il rencontre à Genève Adam Mickiewicz, qui aura une grande influence sur sa maturation intellectuelle. En 1836 à Rome, il rencontre Juliusz Słowacki et se lie d'amitié avec lui. Les opinions de Krasiński vont être influencées par la lecture de penseurs tels que Pierre-Simon Ballanche, Joseph de Maistre, Jules Michelet, Johann Gottfried Herder et Friedrich Wilhelm von Schelling. Parmi les auteurs polonais, outre Mickiewicz, c’est August Cieszkowski qui fut le plus proche de lui en termes de vision du monde. Il en nota les impressions et les réflexions sur ses lectures dans un grand nombre de lettres. Ses correspondants seront, entre autres, son père - Wincenty Krasiński, Konstanty Gaszyński, Henry Reeve, Adam Sołtan, August Cieszkowski, Delfina Potocka. Au départ, il va écrire des romans historiques faisant référence à ce qu'on appelle le roman gothique et à la prose de Walter Scott : Le tombeau de la famille Reichstal (1828), Władysław Herman et sa cour (1830), Agaj-Han (1834). Ses plus grandes œuvres comprennent les drames tels : La comédie non divine (1835), montrant une vision de la révolution plébéienne contre l'aristocratie, et Irydion philosophico-historique (1836). Dans Trois pensées... (1840), il exprime son inquiétude quant à l'orientation du développement du monde, en s'éloignant des valeurs chrétiennes traditionnelles.

    Le poème prophétique Naissance de l’aube (1843) présente une tendance messianique. En opposition ferme aux idéaux et aux complots révolutionnaires du pays seront Les Psaumes de l’avenir (1845) qui proposaient une attitude de solidarité nationale et religieuse contre laquelle luttera Słowacki. Par conséquent, Krasiński commencera à s'opposer à toute activité patriotique visant à saper l'ordre existant. Il décède le 23 février 1859 à Paris. Il sera enterré dans le sous-sol de l'église d'Opinogóra, où se trouve également l'ancien siège de la famille Krasiński, devenu maintenant le musée du romantisme. ‹LS›