Éphéméride polonaise

  • 3 janvier
    03/01/2026

    1897 - Naissance à Lipno (dans la région de Dobrzyń) de Pola Negri (en fait, Barbara Apolonia Chałupiec), actrice, star du cinéma muet. Diplômée de l'école de ballet de Varsovie, elle commence à jouer dans les théâtres varsoviens le 1er septembre 1912 dans Śluby panieńskie (Vœux de jeune fille). Elle obtient rapidement une grande popularité. Elle fait ses débuts au cinéma en 1914 dans le film Niewolnica zmysłów (L'esclave des sens) réalisé par Jan Pawłowski. Elle tournera ensuite dans d'autres films polonais. C’est à cette époque, qu’en l'honneur de sa poétesse italienne préférée - Ada Negri - elle prend le pseudonyme de Pola Negri. En 1917, elle s'installe à Berlin où elle se produit chez Max Reinhardt. Elle joue dans des films allemands : Die Augen der Mumie Ma (Les Yeux de la momie), Carmen, Madame Dubarry (La Du Barry), Sumurun, mis en scène entre autres par Ernst Lubitsch. Ce furent les images artistiques les plus précieuses de toute sa carrière d'actrice. En 1923, elle arrive à Hollywood et joue dans les films : The spanish dancer, Forbidden Paradise “Paradis défendu” (hautement saluée par la critique pour son rôle de Catherine), Hotel Imperial, Loves of an actress et beaucoup d'autres. Aux États-Unis, rivale d’une autre diva brune - Gloria Swanson, elle devient une star du cinéma muet et un sex-symbol, ses liaisons amoureuses tapageuses avec Charlie Chaplin et Rudolph Valentino y contribuant aussi. Elle sera la première actrice polonaise à atteindre la renommée internationale. Ne remportant pas de succès dans les films parlants (y compris dans A woman commands - 1932) en raison de son fort accent étranger et de sa voix profonde considérée comme trop vulgaire pour une grande star, elle va retourner en Allemagne où elle va d’abord poursuivre sa carrière. Après l'arrivée au pouvoir des nazis, le ministre de la propagande Goebbels interdit de l’engager dans des films à cause de sa soi-disant origine juive. Libre de tout soupçon à la suite de l'intervention personnelle d’Hitler - qui est son admirateur - elle jouera de nouveau dans des films allemands. Avant le déclenchement de la guerre, elle retourne en Amérique. Elle apparaîtra dans plusieurs films comme He Diddle Diddle (1943). Elle paraît la dernière fois à l'écran en 1965. Après la guerre, elle va tomber dans l'oubli, mais grâce à sa firme de courtage elle vivra dans l'opulence. En 1970, elle publiera ses mémoires “Le journal d’une star” (édition polonaise en 1976). Elle est décédée à l’âge de 90 ans à San Antonio (Texas). ‹LS›

    Tango notturno - Pola Negri (1937)

  • 2 janvier
    02/01/2026

    1921 - À Varsovie prend fin le 1er Congrès de l'Association du Scoutisme polonais (ZHP) qui approuve les lois et le serment scouts. Il a rassemblé plus de 200 participants, dont 120 instructeurs ayant droit de vote. Par décision du Congrès, on a élu les nouvelles autorités de l’Association : président du ZHP - le général Józef Haller, vice-présidents - Tadeusz Strumiłło et le père Jan Paweł Mauersberger. Pour la fonction de monitrice-chef de la section féminine et de celle de moniteur-chef de la section masculine, on a élu Maria Wocalewska et Stanisław Sedlaczek. La tâche des nouvelles autorités sera d'arranger les questions d'organisation, d’introduire des règles uniformes et d'élaborer un programme de travail dans des conditions de paix. Beaucoup de place durant le Congrès a été également consacrée aux questions des scouts âgés. A aussi été confirmée la résolution du Conseil suprême scout relative à l'octroi du titre de Président d’honneur du ZHP au chef de l'État Józef Piłsudski. Une telle tournure des événements conduit à une situation plutôt étrange, l'Association étant effectivement dirigée par la National-démocratie, alors que le président d'honneur est Piłsudski. Le ZHP compte alors 30 000 membres. ‹LS›

  • 1 janvier
    01/01/2026

    1999 - Décès à Cracovie de Stanisław Hadyna, compositeur, chef d'orchestre, professeur et homme de lettres, fondateur et directeur durant de nombreuses années de l'Ensemble national de chant et de danse “Śląsk”. Il est né le 25 septembre 1919 à Karpętna, en Zaolzie (Outre-Olza). Il a d'abord travaillé comme enseignant et organisateur de la culture musicale dans les écoles silésiennes. La production musicale de Stanisław Hadyna comprend des compositions et des arrangements de plus de 250 chansons et 30 danses, dont des créations pour les solistes et le chœur du groupe “Śląsk”. Ses réalisations créatives comprennent également des concertos pour piano, des cantates, des poèmes symphoniques et de ballet ainsi que de la musique de théâtre et de film. C'était un homme érudit d'une grande connaissance et d'une capacité narrative extraordinaire. Il a écrit de nombreuses œuvres littéraires internationalement récompensées : drames, romans, reportages, essais, pièces radiophoniques et télévisées.

    Les Polonais se souviennent de lui avant tout comme le créateur, directeur général et artistique du groupe “Śląsk”. Il a occupé ce poste dans les années 1953-1968 et plus tard, à partir du 1er mars 1990 jusqu'à sa mort. Sa vision d'un ensemble professionnel de chant et de danse en tant que synthèse artistique de la musique folklorique, du chant, de la danse et des costumes est devenue l'un des phénomènes les plus célèbres de la culture nationale polonaise dans le monde.

    Le succès de “Śląsk” et sa réputation intemporelle ont été déterminés par la passion de son créateur, son autorité et son talent pédagogique. Les compositions et arrangements musicaux de motifs folkloriques impressionnent toujours par leur richesse mélodique et leurs racines profondes dans la tradition musicale nationale.

    Stanisław Hadyna repose au cimetière évangélique “Na Groniczku” de Wisła. Le groupe “Śląsk” porte désormais le nom de Stanisław Hadyna qui depuis 2010 a sa statue au siège du groupe à Koszęcin, près de Lubliniec en Silésie. ‹LS›

    https://youtu.be/dBl-ibBbvmo

    Szła dzieweczka

  • 31 décembre
    31/12/2025

    1922 - Naissance à Cracovie de Halina Czerny-Stefańska, pianiste et professeur. Lauréate du IVe Concours international de piano Frédéric Chopin (1949), elle sera ensuite de nombreuses fois membre du jury de ce concours. Cette victoire va lui ouvrir les portes d’une carrière internationale de pianiste. Elle sera également membre du jury aux concours tels : Arthur Rubinstein à Tel-Aviv, Johann Nepomuk Hummel à Bratislava ou Jean Sibelius à Helsinki. Dans le répertoire de Halina Czerny-Stefańska domineront les œuvres romantiques. Elle collaborera avec l’Orchestre philharmonique national, l’Orchestre philharmonique de Cracovie et l’Orchestre de la radio et de la télévision de Katowice. Elle se produira aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Italie et au Japon. Elle collaborera avec les plus grands chefs d’orchestre du monde, tels que Georg Solti, Adrian Boult, Zubin Mehta. Elle est décédée le 1er juillet 2001 à Cracovie. Elle a été inhumée dans l’Allée des Méritants du cimetière Rakowicki à Cracovie. La Fondation Frédéric Chopin l’honorera à titre posthume avec le prix honorifique Chopin (2001). Ses décorations : Ordre de la Bannière du travail de 1e classe (1953), Croix de Commandeur de l'ordre Polonia Restituta (1959), Ordre des bâtisseurs de la Pologne populaire (1984), Ordre de l'Amitié des peuples accordé par le Présidium du Soviet suprême de l'URSS (1987). ‹LS›

    Halina Czerny-Stefańska interprète en 1949 la “Fantaisie-Impromptu”, opus posthume 66, composée en 1834 par Frédéric Chopin