Éphéméride polonaise
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5 février05/02/2026

1930 - Naissance à Gnaszyn, aujourd’hui quartier de Częstochowa, de Kalina Jędrusik, actrice de théâtre et de cinéma, chanteuse et artiste de cabaret. Épouse de l’écrivain Stanisław Dygat. Elle est diplômée de l’École nationale supérieure d’art dramatique de Cracovie (1953). Elle débute au théâtre Wybrzeże à Gdańsk dans Les Barbares de Maxime Gorki. À partir de 1955, elle joue à Varsovie dans différents théâtres : Th. Narodowy (jusqu'en 1957), Th. Współczesny (1957-1963), Th. Komedia (1964-1967), Théâtre satirique étudiant (1969-1972) et plus tard Th. Rozmaitości et Polski. Elle joue dans des rôles dramatiques et caractéristiques. Dans les années 60 et 70, elle sera considérée comme un sex-symbol. En 1976, elle se produit en duo avec Violetta Villas, principalement aux États-Unis. Ses principaux rôles : Polly dans L'Opéra de quat'sous de B. Brecht (1958), Luzzi dans Le premier jour de liberté de L. Kruczkowski (1959), Holly Golightly dans l’adaptation de Petit déjeuner chez Tiffany de T. Capote (1965, également au théâtre à la TV), George Sand dans L’Été à Nohant de J. Iwaszkiewicz (1978, Th. Rozmaitości). Chanteuse appréciée, interprète de chansons dans les émissions de télévision du “Cabaret des hommes mûrs”.
Filmographie : Jovita (1967, Janusz Morgenstern), La Poupée (1969, Wojciech Jerzy Has), La terre de la grande promesse (1974, Andrzej Wajda.), Hotel Polan und seine Gäste/Hôtel Polan et ses invités (1981, Horst Seemann), C.K. Dezerterzy/KuK Déserteurs (1985, Janusz Majewski), La Double Vie de Véronique (1991, Krzysztof Kieślowski).
Kalina Jędrusik est décédée à Varsovie le 7 août 1991 d’asthme bronchique allergique déclenché par des poils de chat. Elle a été inhumée dans l'avenue des Méritants au cimetière Powązki à Varsovie. Dans le plébiscite de la meilleure actrice de l'histoire du cinéma polonais organisé en 1996 par la rédaction de la revue “Film” à l'occasion du centenaire du cinéma, elle a été classée troisième. ‹LS›
Souvenirs…
4 février04/02/2026
1950 - Décès à Giżycko de Jan Bułhak, artiste photographe, théoricien, critique et journaliste, désigné comme le “père de la photographie polonaise”. Il est né le 6 octobre 1876 à Ostaszyn (aujourd’hui en Biélorussie). Il va étudier la philosophie à l'Université Jagellonne. Vers l’année 1905, il reçoit de son épouse son premier appareil photo et fera de la photographie en amateur. Sur l'instigation de son ami, le peintre Ferdynand Ruszczyca, la photographie deviendra sa principale occupation. En 1912, il part étudier la photographie à Dresde. De retour à Vilnius, il fera de la photographie sa profession. Dans les années 1919-1939, il va exercer en tant que professeur. Il sera à la tête du Département de photographie artistique à la Faculté des beaux-arts de l'Université Stefan Batory à Vilnius. Il fut un représentant du pictorialisme, version proche de celle produite par le Photo-club de Paris. Il a travaillé avec des techniques dites nobles (gomme bichromatée, par exemple). Il est connu pour ses nombreux et magnifiques photogrammes. Dans ses photographies, on reconnaît les influences du graphisme et de la peinture. Il a réalisé des portraits poignants et des paysages symboliques ainsi que des photographies de paysans, et a continué dans la tradition du XIXe siècle la “photographie d’entreprise”. Dans les années 30, il fut un partisan de la notion de “photographie patriote” qui devait accentuer la nationalité et l'identité polonaise. Il a réalisé une documentation photographique de l'architecture de Vilnius, Varsovie, Cracovie, Grodno, Zamość, Lublin, Kazimierz et d'autres endroits encore. Dans son studio, sont nés 158 albums consacrés aux villes et régions de la Deuxième République de Pologne. En juillet 1944, pendant la bataille de Vilnius, son studio va brûler et avec lui 50 000 négatifs catalogués, principalement liés à Vilnius et à sa région, mais aussi à de nombreuses autres villes de Pologne et aussi d’Allemagne. Certains de ces négatifs provenaient des années 1910-1915. Après la Seconde Guerre mondiale, avec son fils, il a pris des photos de la destruction de nombreuses villes polonaises. Il a commencé par Vilnius, dont il a vécu fortement la destruction, et après sa déportation forcée dans les nouvelles frontières polonaises, il a également photographié d’autres villes comme : Varsovie détruite (exposition en 1946 au Musée national) et les ainsi nommées “terres recouvrées” (dont Wrocław). Il a cofondé en 1947 l'Association des photographes polonais (ZPAF), qui depuis 1952 existe sous le nom d’Association des artistes photographes polonais. Sa carte de membre de la ZPAF portait le numéro 1. Il a pris part à l'exposition “Photographie moderne polonaise” (1948), où il a présenté des abstractions photographiques. Ses œuvres se trouvent au Musée national de Varsovie et à celui de Wrocław, au Musée de l'histoire de la photographie à Cracovie, au Musée d'art de Łódź et à la Bibliothèque nationale à Varsovie. ‹LS›



Warszawa - portique du palais Saski, 1920
Bohdanów - vue depuis la fenêtre du manoir, 1925
Szopienice - forêt de cheminées, 1936
Le Collectif POLONIA Hauts-de-France présente REGARDS,
un livre de la mémoire collective de la Polonia du nord de la France.

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