Éphéméride polonaise
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19 janvier19/01/2026

1893 - Naissance à Chełm de Zygmunt Szyszko-Bohusz, général de l’armée polonaise. En 1911, après avoir terminé l’école du corps des cadets, il entre à l'École supérieure des officiers à Moscou. Dans les années 1914-1916, il sert dans l'armée russe, puis jusqu’en 1918, dans la deuxième brigade des Légions polonaises. À la fin de la Première Guerre mondiale, il rejoint l'armée polonaise renaissante. Il combat pendant la guerre polono-bolchevique. En 1923, il est diplômé de l'Académie de guerre de Varsovie. En mars 1931, il entre dans le service actif, en septembre 1931 il est transféré au Corps de protection de la frontière où il devient en 1933 commandant adjoint. En septembre 1939, il commande la 16e Division d'infanterie au sein de l'armée Pomorze (Poméranie) qui prend part à la bataille de Grudziądz (1-3 septembre) et à la bataille de la Bzura (11-18 septembre), subissant de lourdes pertes. Après la défaite de septembre, il séjourne en France où, en janvier 1940, il organise la Brigade autonome de chasseurs de Podhale, qu’il va commander lors de la bataille de Narvik et lors de la dernière phase de la campagne de France en 1940. En Grande-Bretagne, il est commandant du Camp central d’instruction du 1er Corps des Forces armées polonaises. En août 1941, en tant que chef de la mission militaire polonaise, il prépare et signe l'accord militaire polono-soviétique à Moscou. Ensuite, il devient chef d'état-major de l'armée polonaise en URSS (1942) et après son évacuation vers le Moyen-Orient, commandant de la 5e Division d'infanterie des confins. Dans les années 1943-1946, commandant adjoint du 2e Corps polonais du général Władysław Anders, il prend part à la campagne d'Italie. Il participe aux batailles de Monte Cassino et d’Ancône. Lors de la prise de Bologne, il commande l'ensemble des troupes du 2e Corps. Après sa démobilisation en 1947, il s'installe à Londres où il prend une part active à la vie polonaise en exil. Il se consacre au journalisme et aux écrits historiques, publiant de nombreux articles de presse et ouvrages, et dans le même temps il prend une part active dans les activités d’anciens combattants, essayant de fournir une assistance aux vétérans de la guerre. Il est décédé le 20 juin 1982. En 1997, ses cendres seront transférées en Pologne et enterrées dans le cimetière de Powązki à Varsovie. Ses décorations : Médaille pour plaies et blessures (six fois blessé), Croix d'or de l'ordre militaire de Virtuti Militari, Grand cordon de l'ordre Polonia Restituta, Croix de la bravoure (quatre fois), Croix d'or du Mérite avec glaives, Croix de guerre norvégienne, Croix de guerre italienne de la bravoure militaire. ‹LS›
18 janvier18/01/2026
1849 - Naissance à Stoczek Łukowski en Podlachie d’Aleksander Świętochowski, écrivain, journaliste, philosophe, historien, idéologue du positivisme polonais. Un an plus tard, sa famille déménage à Kazimierz Dolny où il va passer son enfance. Après l'école élémentaire, il part étudier à Siedlce et Lublin. En 1866, il obtient son baccalauréat avec médaille. Il va ensuite étudier à la Faculté de philologie et d'histoire de l'École centrale (école supérieure en langue polonaise), puis à l'Université russe de Varsovie (1866-1870) et, de 1874 à 1876, la philosophie à Leipzig. Il fait ses débuts en 1866 avec un essai dans le “Tygodnik Ilustrowany/L’hebdomadaire illustré” sous le pseudonyme d’Henryk Dołęga. À partir de 1871, ses textes, essentiellement consacrés aux questions sociales et aux travaux positivistes, il va les publier dans le “Przegląd Tygodniowy/La revue de la semaine”. En 1878, il devient rédacteur en chef du journal “Nowiny/Nouvelles” et trois ans plus tard, il crée l'hebdomadaire “Prawda/La vérité” qu’il va rédiger jusqu’en 1902, publiant, entre autres, les renommés feuilletons “Liberum veto”. Plus tard, il va également éditer les mensuels “Kultura polska/La culture polonaise” et “Humanista polski/L’humaniste polonais”, écrivant aussi pour “Myśl Narodowa/La pensée nationale” dans laquelle comme “Poseł Prawdy/Messager de la vérité” il publie des essais et s’occupe de critiques littéraires. Encore avant la guerre, il s’installe à Gołotczyzna près de Ciechanów, se concentrant principalement sur une activité d’organisation dans le domaine de l'éducation populaire : il organise des écoles, il s’occupe d’enfants paysans doués, du mouvement coopératif. Il sera l'un des principaux idéologues et leaders du positivisme varsovien. Il sera un ardent défenseur du progrès, de l'éducation, de la culture, il luttera pour l'égalité des droits pour les femmes, les Juifs, combattant le conservatisme, l'obscurantisme et le cléricalisme. Déjà durant la Deuxième République de Pologne, il écrit dans la presse de la National-démocratie, critiquant la politique de la Sanacja (Assainissement). Il était polyvalent - il a écrit des drames, des romans, des nouvelles, des impressions et des paraboles philosophiques, des articles journalistiques, des essais scientifiques et de vulgarisation, des dissertations et des ouvrages historiques. Jusqu’à la fin de sa vie, il va rester à Gołotczyzna. Au début d’avril 1938, il va être victime d’une angine de poitrine sévère. Malgré une amélioration certaine de sa santé, il va subir une seconde attaque et une troisième, qui va endommager son cœur, s’avérera fatale. Il décède le matin du 25 avril 1938. Selon sa volonté, il repose dans le cimetière de Sońsk près de Ciechanów. ‹LS›
17 janvier17/01/2026
2004 - Décès à Varsovie de Czesław Niemen (en fait Czesław Wydrzycki), chanteur, compositeur, instrumentiste, plasticien. Il est né en 1939 à Stare Wasiliszki près de Nowogródek (se trouvant alors sur le territoire polonais). Enfant, il chante dans la chorale de l'église et fréquente aussi une école de musique. Après son rapatriement en Pologne en 1958, il fait ses débuts dans les discothèques et cabarets estudiantins de la côte en interprétant des succès populaires avec l'accompagnement d'une guitare acoustique. Soliste du groupe Niebiesko-Czarni/Les Bleus et Noirs (1962-1966), avec lequel il effectue de nombreuses tournées, non seulement en Pologne, mais aussi en Hongrie, en Yougoslavie et en France où en décembre 1963 il se produit entre autres dans la célèbre salle de concert parisienne Olympia. En janvier 1964, il fait l’ouverture des concerts varsoviens de Marlene Dietrich, qui bientôt enregistrera sa propre version de la chanson de Niemen Czy mnie jeszcze pamiętasz ? (Te souviens-tu encore de moi ?)/Mutter, hast du mir vergeben ? (Mère, m'as-tu pardonné ?).
À partir d’août 1966, Niemen collabore avec la formation Akwarele/Aquarelles. En avril 1967, il enregistre les morceaux pour l'album Dziwny jest ten świat/Étrange est ce monde. Couronné au festival d’Opole, la chanson-titre deviendra l'un des plus grands tubes polonais des années 60. Le groupe va donner des concerts en Pologne, en Allemagne et en France. Niemen reforme un nouveau groupe à l'automne 1969. L'album Niemen Enigmatic contient quatre compositions complexes se référant à part égale autant au rock progressif et psychédélique qu’au jazz et à la musique d'avant-garde. Combinant magistralement une lyrique complexe avec des arrangements musicaux innovants, Niemen Enigmatic reste à ce jour l'un des disques les plus progressistes et d’inspiration du rock polonais. En automne 1971, est fondée la formation Niemen. Le groupe enregistre deux albums, en partie improvisés, à la frontière entre le rock expérimental et le jazz fusion. Le groupe Niemen enregistre également deux albums destinés au marché occidental et qui seront promus par une série de concerts européens. Ils ne réussiront cependant pas à se faire connaître plus largement malgré les réactions généralement positives des médias. En 1974, une nouvelle formation appelée Niemen Aerolit fait son apparition dans les studios. Moins d'un an plus tard, sort un album dans lequel, en plus d’un orgue Hammond, Niemen va se servir aussi d’un mellotron et d’un synthétiseur Moog. Les années 1976-1980, il va les passer principalement dans de nombreuses tournées, d’URSS aux USA et du festival de jazz de Bombay au Festival de la Jeunesse de La Havane. Durant les années 80, Niemen se produit sporadiquement au sein de groupes différemment constitués, et parfois en solo. En 1989, sort un album solo - préparé durant des années - renfermant de la musique électronique expérimentale illustrant des textes d’auteur. En 1999, dans un référendum de l’hebdomadaire “Polityka”, Niemen est reconnu comme artiste polonais de tous les temps. Pendant les dernières années de sa vie, il va lutter contre un cancer. L'urne contenant ses cendres a été déposée au cimetière de Powązki à Varsovie lors d’une cérémonie qui a réuni plusieurs milliers de fans et de nombreux amis musiciens. ‹LS›
Deux chansons (paroles et musique de Niemen) parues en 1967 : “Dziwny jest ten świat” (Étrange est ce monde) et “Pamiętam ten dzień” (Je me souviens de ce jour).

Le Collectif POLONIA Hauts-de-France présente REGARDS,
un livre de la mémoire collective de la Polonia du nord de la France.

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