Éphéméride polonaise

  • 1 février
    01/02/2026

    1888 - Naissance à Tarnopol de Franciszek Kleeberg, général de brigade de l’Armée polonaise. Initialement (1906-1915) dans l'armée autrichienne où il ne termine pas l’École d’état-major général à Vienne en raison du déclenchement de la Première Guerre mondiale. En mai 1915, il obtient la permission de rejoindre les Légions polonaises. Suite à sa demande de changer sa nationalité autrichienne en polonaise, en juin 1918 il est disciplinairement transféré dans l'armée austro-hongroise sur le front italien. À partir du 18 novembre 1918 dans l'armée polonaise, il va occuper un certain nombre de postes importants, entre autres, commandant de différentes divisions et de districts militaires. En 1919-1920, il participe à la guerre polono-bolchevique. De juin 1924 à octobre 1925, il séjourne en France où il étudie à l’École Supérieure de Guerre et au Centre de formation d'infanterie à Versailles ainsi qu’au Centre de formation d’artillerie à Metz. Après son retour au pays, il devient directeur en second de l’instruction à l'École supérieure de guerre de Varsovie. En 1927, il reprend du service actif, prenant le commandement de la 29e Division d'infanterie stationnée à Grodno. Le 1er janvier 1928, il est promu général de brigade. Le 9 septembre 1939, il procède à l'organisation des sections de combat des centres de réserve qui lui sont subordonnés. Dans la correspondance officielle, il continue à être présenté comme commandant de circonscription du Corps n° IX à Brest. Le 27 septembre, il ordonne la réorganisation des troupes sous ses ordres et établit à Włodawa des autorités administratives civiles. À partir de ce jour, il agira en tant que commandant du Groupe opérationnel indépendant “Polésie”. Du 14 au 16 septembre, il commande la défense de la forteresse de Brest. Les 17 et 18 septembre, il combat à Kobryń. Ensuite, se portant au secours de Varsovie, il mène plusieurs batailles contre l'Armée rouge et les troupes allemandes. Du 2 au 5 octobre à Kock, il commande l'armée polonaise dans ce qui sera la dernière grande bataille de la campagne de septembre. Le 6 octobre, malgré sa victoire, manquant de munitions, il va donner l'ordre de reddition. Après la bataille, il sera fait prisonnier par les Allemands. Il va séjourner à l'Oflag IVB dans la forteresse de Königstein près de Dresde. Il ne passera qu’un an et demi en captivité puisqu’il tombera gravement malade du cœur. Il mourra le 5 avril 1941 à l’hôpital militaire de Weisser Hirsch près de Dresde. Il sera enterré dans le cimetière de Neustadt. Le président de la République de Pologne en exil va le nommer à titre posthume au grade de général de division à compter du 1er janvier 1943. En 1969, les cendres du général Franciszek Kleeberg seront transférées en Pologne et enterrées dans le cimetière militaire de Kock au milieu des soldats tués du groupe opérationnel indépendant “Polésie” qu’il avait commandé. Parmi ses décorations : Croix de Commandeur de l’ordre militaire de Virtuti Militari ; Grand-croix de l'ordre Polonia Restituta (à titre posthume) ; Croix de la Valeur militaire ; Croix d'or du Mérite ; Croix de Commandeur de l'ordre de la Légion d'honneur (France). ‹LS›

  • 31 janvier
    31/01/2026

    1985 - Décès à Munich de Józef Mackiewicz, écrivain, journaliste politique. Il est né à Saint-Pétersbourg le 1er avril 1902. La famille déménage à Vilnius en 1907. En 1919, il participe en tant que volontaire à la guerre polono-bolchevique. Durant l’été 1920, il s'inscrit à l'Université de Varsovie. En 1922, il revient à Vilnius et s’inscrit à l’Université Stefan Batory. Cependant, il ne terminera pas ses études. En 1923, il commence à travailler pour le journal Słowo (La Parole) : il publie des feuilletons, des articles et des reportages. Il critique l'administration polonaise pour son absence de compréhension de la problématique ethnique dans les confins orientaux. Dans les années 1939-1941, il est rédacteur de la Gazeta Codzienna (Le Quotidien) de Vilnius, un journal au programme antinationaliste et antisoviétique. En mai 1943, à l'invitation des Allemands, il participe à l'exhumation des corps des officiers polonais tués à Katyń en captivité. Il sera l’un des premiers à alerter l’opinion internationale que ce crime a été perpétré par les bolcheviques. À partir de 1945, en exil, d'abord en Italie et en Grande-Bretagne, depuis 1954 en Allemagne. Dans la presse d’émigration, il publie des reportages-souvenirs du temps de guerre, collabore entre autres avec le mensuel parisien “Kultura” (à partir de 1951). Il a été constamment accusé, en émigration et dans le pays, de collaboration avec les Allemands mais en réalité il fut attaqué pour son anticommunisme sans compromis. Il a vécu dans la pauvreté, subsistant grâce à l'écriture et aux travaux manuels de son épouse. En 1971, il a reçu du gouvernement de Londres la Croix de Commandeur de l'ordre Polonia Restituta. Auteur de six romans, il fut lauréat de prix de l'émigration pour sa création littéraire. En 1975, le Département de slavistique de l'Université du Kansas (États-Unis) a proposé la candidature de Mackiewicz pour le prix Nobel de littérature.

    Les cendres de l'écrivain reposent dans le cimetière près de l'église saint-André-Bobola à Londres. Dans ses œuvres anticommunistes apparaissaient souvent des motifs présentant la menace de soviétisation. Depuis 2002, est attribué en Pologne un prix littéraire Józef Mackiewicz. Il est décerné aux auteurs polonais qui, par leurs livres, vulgarisent particulièrement la culture, l'histoire et les traditions du pays. ‹LS›