Éphéméride polonaise

  • 7 juin
    07/06/2026

    1991 - Au début de la messe célébrée à Płock ce jour-là par Jean-Paul II, c’est par le signe de la croix qu’est inaugurée et que débute l’activité d'évangélisation de Radio catholique Płock (KRP), la première radio catholique du pays. À Płock, il y avait tout : la rédaction, les studios d'enregistrement, l’administration et les émetteurs. Chaque jour à 6 heures, les animateurs réveillaient jusqu'à 250 000 personnes, parce que la station KRP avait une telle portée estimée.

    En décembre 2013, afin d'assurer la cohérence des programmes des stations de radio diocésaines, l'évêque de Płock, Mgr Piotr Libera décidera de regrouper la Radio catholique Płock (la première station de radio du diocèse de Płock) et la Radio catholique Ciechanów (qui avait commencé à émettre le 16 octobre 1993). La fusion des deux stations de radio aboutira à la formation de la Radio catholique du diocèse de Płock (KRDP) qui commencera à émettre le 23 juin 2014.

    Après 1989, des stations de radio catholiques vont être créées dans presque tous les diocèses. Radio Maryja, fondée le 8 décembre 1991 à Toruń, a aujourd’hui la position la plus forte parmi les radios religieuses polonaises. ‹LS›

  • 6 juin
    06/06/2026

    2000 - Décès à Varsovie de Władysław Szpilman, alias Al Legro, pianiste, compositeur et arrangeur polonais d'origine juive. Il est né le 5 décembre 1911 à Sosnowiec. Il étudie le piano au Conservatoire de Varsovie, puis à Berlin. À son retour (1933), il commence une carrière de concertiste. Il va travailler à la radio polonaise dans les années 1935-1939 (pianiste et accompagnateur) et 1946-1963 (dirigeant du département de musique légère). Cofondateur du festival de la chanson de Sopot (1961). Dans les années 1962-1985, à la tête du quintette de Varsovie. Dans l’après-guerre, il crée également des musiques pour le théâtre et le cinéma ainsi que des chansons. Compositeur de nombreuses œuvres symphoniques et de musique de chambre. Auteur du signal de la Chronique polonaise du film qui précédait la projection des films dans les salles de cinéma. Il a été enterré au cimetière militaire de Powązki.

    Il a décrit son destin dans la Varsovie occupée dans un livre autobiographique : Mort d’une ville édité en 1946 (en version censurée), réédité en 1998 (édition polonaise en 2000) sous le titre Le Pianiste, adapté au cinéma en 2002 par Roman Polański. Le film remportera, entre autres, la Palme d'or au Festival de Cannes (2002), 3 Oscars aux États-Unis et 7 Césars en France (2003). ‹LS›

    Władysław Szpilman joue le Nocturne n°20 en do dièse mineur composé par Frédéric Chopin en 1830. Ce nocturne est joué dans le film de Roman Polański “Le Pianiste”.

    https://youtu.be/k_A5EbBkqcQ

  • 5 juin
    05/06/2026

    1894 - Première présentation à Lwów du “Panorama Racławicka/Panorama de Racławice”. En 1893, à l'occasion du 100e anniversaire de l’insurrection de Kościuszko, le conseil municipal de Lwów avait commandé à Jan Styka le Panorama, qui devait être la principale attraction lors de l'ouverture de l'Exposition nationale générale en 1894. La gestion du projet a été confiée à Styka, qui a invité Wojciech Kossak et d'autres peintres à y participer. Ils étaient secondés par : Ludwik Boller, Tadeusz Popiel, Zygmunt Rozwadowski, Teodor Axentowicz, Włodzimierz Tetmajer, Wincenty Wodzinowski et Michał Sozański. À cette époque, en Europe, c’était à la mode de créer des panoramas et les panoramas sur des thèmes historiques, de batailles et religieux étaient particulièrement populaires. Cette popularité était basée sur les effets illusoires rehaussés par la monumentalité et la forme ovale que leurs créateurs obtenaient par des moyens artistiques. En combinant la peinture à l'huile avec des éléments décoratifs posés au bas du tableau, les artistes estompaient la frontière entre le spectateur et l'œuvre et le public avait l'impression de participer à ces événements immortalisés.

    Cette peinture monumentale (15x114m) sera la première et la seule œuvre polonaise de ce type existant encore de nos jours. Elle a été peinte sur une toile à voile apportée de Belgique. Dans les années 1894-1944, le Panorama a été exposé à Lwów dans une rotonde spécialement construite à cet effet dans le parc Stryjski. En 1896, il a été transporté et exposé à Budapest, où il a remporté un grand succès.

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, il sera en partie endommagé, principalement lors des bombardements de 1944. Il a été sauvé d’éventuelles dévastations supplémentaires liées à l'arrivée de l'Armée rouge, après avoir été enroulé et placé dans le monastère des Bernardins à Lwów.

    Après la guerre, en 1946 le tableau a été envoyé à Wrocław. Là, différents comités sociaux s’efforceront de conserver et d’exposer la toile. Les attentes des Polonais ne vont se concrétiser que le 14 juin 1985. Jusqu’aujourd’hui, l'œuvre monumentale y est présentée dans la Petite Rotonde, dans une salle spécialement construite, accessible depuis le hall principal d’entrée. ‹LS›