Éphéméride polonaise

  • 26 février
    26/02/2026

    1900 - Naissance à Rawa Mazowiecka de Halina Konopacka, athlète, vainqueur de la première médaille d'or olympique pour la Pologne - en 1928 elle remporte le concours du lancer de disque aux Jeux olympiques d'Amsterdam. Médaillée d'or des Jeux mondiaux féminins en 1926 et 1930. Recordwoman du monde (39,62 m au lancer du disque en 1928). 27 fois championne de Pologne dans de nombreuses disciplines de l’athlétisme (lancer du disque, javelot, poids, saut en hauteur, pentathlon). Elle fait sa rencontre avec le sport comme étudiante en polonistique à l'Université de Varsovie. Elle va débuter par le ski. Elle joue avec passion au tennis. Elle sait aussi bien nager, elle aime les sports d'équipe, notamment le basket-ball. Elle se passionne pour l’automobile. Elle est très à la mode au volant de son propre cabriolet. Elle va aussi s’essayer dans les rallyes automobiles. L'athlétisme, elle le rencontre au printemps de 1924. C’est justement là, pour sa première année de compétition, qu’elle remporte deux titres de championne de Pologne - au lancer du poids et au lancer du disque. Assurément, elle ne correspondait pas au strict stéréotype de la sportive de l’époque. C’était une belle femme, elle s’habillait très élégamment, ce qui fera d’elle une véritable parure des stades lors des diverses compétitions sportives. Deux fois de suite, elle remporte le plébiscite du “Przegląd Sportowy” (1927 et 1928). Autant que par le sport, elle sera absorbée par l'écriture de poèmes et par la peinture. Sa production sera publiée dans l’hebdomadaire “Wiadomości Literackie/Nouvelles littéraires” et le mensuel poétique “Skamander”. Son volume de poésies publié en 1929 : “Un certain jour” deviendra une lecture à la mode dans les salons. Après le déclenchement de la guerre en 1939, avec son mari, elle va aider à exporter vers la France l’or de la Banque de Pologne. À partir de 1940, elle va vivre aux États-Unis, où elle restera une militante sportive (entre autres, au sein de la Fédération mondiale des sports féminins). Elle retournera également à la poésie et commencera à peindre. Des années plus tard, seulement à trois reprises elle rendra visite à la Pologne. Elle exprimera sa nostalgie de la patrie dans de nombreux poèmes.

    Elle est décédée le 28 janvier 1989 à Daytona Beach, en Floride. Un an et demi après sa mort, l'urne contenant ses cendres sera inhumée dans le cimetière Bródno à Varsovie. ‹LS›

  • 25 février
    25/02/2026

    1901 - Décès à Varsovie de Wojciech Gerson, peintre, historien de l'art, professeur ; cofondateur de la Société pour l'encouragement des Beaux-Arts de Varsovie. Il fut l'un des représentants les plus éminents de l'académisme polonais du XIXe siècle. Né à Varsovie le 1er juillet 1831 dans une famille de petit fabriquant, il s'inscrit en 1844 à l'Académie des Beaux-Arts de Varsovie. Il obtient son diplôme en 1851. En 1853, il reçoit une bourse pour poursuivre ses études à l'Académie impériale des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg. À partir de 1856, il séjourne chez Léon Cogniet, professeur de peinture à Paris et indépendamment étudie l'art des maîtres anciens dans les musées et les galeries. En 1858, il s'installe à Varsovie.

    Pendant 40 ans, il va s’impliquer dans un travail pédagogique, développant individuellement les talents de nombreux étudiants, futurs artistes de premier plan (tels Józef Chełmoński, Leon Wyczółkowski, Władysław Podkowiński, Józef Pankiewicz) avec lesquels il voyagera à travers le pays et auxquels il recommandera d'étudier la nature. Il enseignera dans un atelier privé, à l'Institut des sourds-muets (1860-1872) et comme professeur dans la classe de dessin de Varsovie (1872-1896). À son initiative, l'Exposition nationale permanente des Beaux-Arts (1858) et la Société d'encouragement des Beaux-Arts (1860) seront créées à Varsovie.

    Il fut aussi journaliste et critique d'art, écrivant pour de nombreuses revues varsoviennes. Il rédigea plusieurs livres, dont une biographie du peintre Józef Simmler, mort en 1868, et publia un manuel d'anatomie pour les artistes. En 1876, il traduisit en polonais le «Traité de la peinture» de Léonard de Vinci, publié en 1651.

    Gerson s’intéressera également à l'archéologie, l'ethnographie, l'histoire et la conservation des monuments, s'essayera à l'architecture et à la mise en scène théâtrale.

    Il a créé des tableaux historiques, religieux et bucoliques, des scènes de genre de vie rurale et montagnarde, des portraits et de nombreux paysages de montagne ainsi que des peintures murales allégoriques. La peinture historique était pour lui la plus importante, lui attribuant un rôle éducatif. Il a participé à de nombreuses expositions nationales et étrangères. Il s'est occupé également de lithographie (Vues de Varsovie, Les habits du peuple polonais) et d'illustration d’ouvrages historiques (Les hetmans polonais). Il exposa sa première grande peinture historique - Le margrave Gero et les Slaves - à Paris. Il a peint de nombreuses œuvres illustrant l'histoire de la Pologne, dont Copernic à Rome, La reine Jadwiga et Dymitr de Goraj, Casimir le Rénovateur, L’assassinat de Przemysław II.

    Il a été inhumé au cimetière évangélique de la confession d’Augsbourg (luthérienne) de Varsovie. ‹LS›

    Repos dans une cabane des Tatras (1862)