Éphéméride polonaise
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5 mars05/03/2026

1234 - Naissance à Esztergom de la duchesse de Cracovie et de Sandomierz, Kinga - Cunégonde, fille du roi de Hongrie Béla IV et épouse du prince Boleslas V le Chaste. Après la mort du prince Boleslas (1279), elle entre au monastère des Clarisses de Stary Sącz qu’elle avait fondé. C’est là qu’elle décèdera le 24 juillet 1292.
Elle sera béatifiée en 1690. En 1715, le pape Benoît XIII proclame la bienheureuse Kinga patronne du royaume de Pologne et de la Lituanie. Elle sera canonisée par le pape Jean Paul II en 1999. À Kinga est liée la légende des mines de sel de Wieliczka et de la bague trouvée dans un bloc de sel. Quoique le sel de Bochnia et de Wieliczka fût connu en Pologne déjà auparavant, il est certain que c'est du vivant de Kinga qu’a été développée son extraction, probablement grâce aux mineurs hongrois qu’elle avait fait venir.
La chapelle Sainte Kinga, appelée église souterraine, l'une des plus grandes attractions de la mine de sel de Wieliczka, est le plus grand temple souterrain. On y trouve les reliques de sainte Kinga. Les dimensions de la chapelle située 101 mètres sous terre sont les suivantes : longueur, environ 54 m ; largeur, environ 18 m et hauteur, environ 12 m. Le carrelage est sculpté dans un seul bloc de sel et les lustres en cristal de sel au plafond sont suspendus à 12 mètres. Dans la chapelle, se trouvent des bas-reliefs illustrant les événements des livres du Nouveau Testament. ‹LS›
4 mars04/03/2026
1886 - Naissance à Sanok de Kazimierz Świtalski, homme politique polonais, l'un des plus proches collaborateurs de Józef Piłsudski. Il étudie à la Faculté de Philologie de l'Université polonaise de Lwów. En 1910, il devient professeur au lycée de Lwów. Avant la Première Guerre mondiale, il est membre de l’Union pour la lutte active et l’Association de tir. 1914-1917 : soldat des Légions polonaises, puis il rejoint l'Organisation militaire polonaise clandestine. Durant la guerre polono-ukrainienne, il fait partie du Comité national polonais où il va tenir un rôle important. En mars 1919, il devient chef du service de presse politique du Commandant en chef Józef Piłsudski, fonction qu’il occupe jusqu'en décembre 1921. Plus tard, il devient chef du service spécial sur les questions politiques auprès de Piłsudski. De fait, il est son secrétaire particulier, informant le Chef de l'État sur la situation politique en cours, rendant compte des informations provenant du Ministère des Affaires étrangères, notant en direct les ordres et les lettres de son chef. En 1923, il est cofondateur et membre de l'Institut Piłsudski à Varsovie consacré à la recherche sur l’actualisation de l’histoire polonaise. C’est pendant cette période qu’il sera l'un des plus proches collaborateurs de Józef Piłsudski. En avril 1925, il est envoyé en France par le ministère du Travail et de la Protection sociale. Sa mission est d'examiner la situation de l'émigration polonaise locale. Il s’occupera également de la collecte d'informations sur les négociations britannico-franco-allemandes qui vont se terminer par la conclusion des accords de Locarno. Il sera l'un des principaux organisateurs du coup d’État de mai 1926. En 1926-1928 : directeur du Département politique du Ministère de l'Intérieur. En 1928-1929 : ministre des Cultes et de l'Éducation publique. En 1929 : Premier ministre. En 1930-1935 : président de la Diète. En 1935-1936 : voïvode de Cracovie. Dans les années 1939-1945 : en captivité allemande. Il ne profitera pas de l'occasion pour passer à l'Ouest et retournera en Pologne. Vivant dans une Pologne communiste, il va se montrer très critique de son système politique et de son idéologie. En 1948, il est arrêté par des agents du Bureau de la sûreté. Il est emprisonné dans la prison du quartier de Mokotów à Varsovie. Le 31 mai 1954, il est condamné à huit ans de prison pour fascisation de la Pologne. Le 15 octobre 1955, le Parquet de Varsovie accepte l’interruption de l’exécution de la peine, en raison de la mauvaise santé et de l’âge avancé de Świtalski. En avril de l'année suivante, il annulera le reste de la sentence. Le 23 décembre 1962, Świtalski tombe sous les roues d’un tramway à Varsovie, mourant cinq jours plus tard sans avoir repris connaissance. Il a été enterré au cimetière de Powązki. Ses décorations : Ordre militaire de Virtuti Militari de Ve classe, Grand-Croix de l'ordre Polonia Restituta. ‹LS›
Le Collectif POLONIA Hauts-de-France présente REGARDS,
un livre de la mémoire collective de la Polonia du nord de la France.

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