Éphéméride polonaise
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17 février17/02/2026

1941 - À Niepokalanów, arrestation par la Gestapo du père Maksymilian Kolbe, franciscain conventuel, missionnaire. Il est né le 8 janvier 1894 à Zduńska Wola d’un père d'origine allemande et d’une mère polonaise. En 1907, il entre au séminaire franciscain à Lwów. En 1912, il entame ses études à Cracovie ; quelques mois plus tard, il est envoyé au Collège séraphique international à Rome. En 1917, il fonde la Mission de l'Immaculée, une association de laïcs engagés dans l'apostolat sous le signe de Marie. En 1918, il est ordonné prêtre. En 1919, il rentre au pays, élargissant les activités de la Mission de l'Immaculée. À partir de janvier 1922, il rédige le mensuel “Le chevalier de l'Immaculée” (qui en 1938 atteindra un tirage d'un million d'exemplaires). En 1927, il fonde à Teresin près de Varsovie un nouveau centre et entame la réalisation d’un petit séminaire missionnaire, à qui il donne le nom de Niepokalanów. En 1930, il s'installe au Japon, créant là-bas un Niepokalanów japonais. En 1936, il retourne en Pologne diriger Niepokalanów, devenu le plus grand monastère catholique du monde. En septembre 1939, il est arrêté par les Allemands. Il est libéré en décembre de la même année. De nouveau arrêté le 17 février 1941. Il est emprisonné dans la prison varsovienne Pawiak. Le 28 mai, il est envoyé au camp de concentration d'Auschwitz où, quelque temps plus tard, il va volontairement choisir de mourir de faim à la place d’un compagnon de captivité, Franciszek Gajowniczek (père d'une famille nombreuse), l’un des condamnés à mort. Après deux semaines de supplices, le 14 août 1941 il est exécuté par les Allemands d’une injection de poison - du phénol. Son corps sera brûlé dans le four crématoire du camp. En revanche, le 25 octobre 1944, Franciszek Gajowniczek sera transféré au camp de concentration de Sachsenhausen, où il aura la chance d’être libéré par l'armée américaine.
Maximilien Kolbe sera béatifié comme confesseur le 17 octobre 1971 par le pape Paul VI, canonisé comme martyr par le pape Jean-Paul II le 10 octobre 1982. L’histoire de la vie et de la mort de Maximilien Kolbe a été portée à l’écran dans le film Une vie pour une vie. Maximilien Kolbe (1991), réalisé par Krzysztof Zanussi. ‹LS›
16 février16/02/2026
1929 - Naissance à Szopienice de Kazimierz Kutz, metteur en scène de cinéma et de théâtre, sénateur et député. Diplômé de l’École nationale de cinéma de Łódź (1953). Dans les années 1979-1982, il enseigne au Département de la Radio et Télévision de l'Université de Silésie. En 1981, il devient président de la Société du film silésien, dont il est le co-fondateur. La même année, il est élu président de l'Entente des milieux de la création au sein de “Solidarność” pour la région de Silésie. En 1986, il travaille en tant que professeur à l'École nationale supérieure de théâtre de Cracovie au Département de la réalisation. En 1990, il prend la tête du Centre de la TV de Cracovie ; un an plus tard, il démissionne de ce poste en raison d’attaques de “Solidarność” au sein de l’entreprise. En 1997, il reçoit le titre de docteur honoris causa de l'Université d'Opole. Sénateur de 1997 à 2007. Député à la Diète du Parlement (2007-2011). De nouveau sénateur de 2011 à 2015.
Il a réalisé les films : La Croix de guerre (1959), Personne n’appelle (1960), Panique dans un train (1961, Voile d’argent à Locarno), etc. Il s’est distingué avec la trilogie silésienne : Le sel de la terre noire (1969, prix à Łagów et Grenoble), La perle de la couronne (1971, prix à Łagów, Milan, Anvers, etc.), Les grains du rosaire (1980, prix à Karlovy Vary, Gdynia et Figueira da Foz). Il a présenté le drame de la Silésie pendant la loi martiale de 1981 dans le film La mort comme une tranche de pain (1994, mention honorable du Jury et prix du Maire de Gdynia). Pour son film Zawrócony (1994), il a reçu les Lions d’or à Gdynia. Autres films : Je vais être sur mes gardes (1983), L’horrible rêve de pépère Gorkiewicz (1993), Colonel Kwiatkowski (1995, Canard d'or du meilleur film), La louange et la gloire (1997, série TV). K. Kutz s’est également impliqué dans le journalisme, a écrit sur le film et sur les problèmes de la Silésie. Auteur du livre Claps et chutes - Mon alphabet du film (1999). Il a été honoré de l’Aigle du cinéma polonais en 2004 pour l'ensemble de son œuvre.
Celui qui avait remporté le titre de Silésien vivant le plus remarquable par les lecteurs du journal “Gazeta Wyborcza” terminera sa vie dans une maison de retraite et décédera le 18 décembre 2018 à Varsovie. S’étant déclaré athée, il a eu droit à des funérailles civiles. ‹LS›
Le Collectif POLONIA Hauts-de-France présente REGARDS,
un livre de la mémoire collective de la Polonia du nord de la France.

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